Depuis plusieurs années, Montréal attire de plus en plus de Français désireux de vivre une expérience à l’étranger. Capitale culturelle du Québec et véritable métropole francophone en Amérique du Nord, elle séduit par sa qualité de vie, son bilinguisme, son marché de l’emploi dynamique et ses loyers plus abordables que ceux de Toronto ou Vancouver.
Mais s’installer à Montréal ne s’improvise pas. Entre démarches d’immigration, formalités administratives, logement, emploi et adaptation culturelle, un déménagement international réussi repose sur une préparation sérieuse.
Ce guide consacré à Montréal complète le Guide du Canada – Réussir son expatriation, vous aide à planifier sereinement votre nouvelle vie à Montréal.
1. Démarches d’immigration et statuts légaux pour s’installer à Montréal
Avant tout départ, il faut définir votre statut d’immigration.
Les jeunes de 18 à 35 ans peuvent postuler au Programme Vacances-Travail (PVT) qui permet de séjourner et travailler au Canada pendant deux ans.
Les salariés disposant d’une offre d’emploi devront faire une demande de permis de travail temporaire via Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
Pour s’installer durablement, il faut obtenir un Certificat de sélection du Québec (CSQ) délivré par le Ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI). Ce document est nécessaire avant de déposer une demande de résidence permanente auprès du gouvernement fédéral.
Avant de quitter la France, vérifiez que vos documents (passeport, diplômes, certificats de naissance) sont conformes. Le Ministère français des Affaires étrangères fournit une checklist utile pour les expatriés.
2. Travailler à Montréal après un déménagement international
Montréal est un centre économique majeur au Canada, avec des secteurs porteurs comme les technologies de l’information, l’aéronautique, les jeux vidéo, la santé et la finance.
Les sites Emploi Québec et Job Bank Canada publient régulièrement des offres locales.
Pour exercer certaines professions réglementées (ingénieurs, médecins, infirmiers, enseignants…), une reconnaissance de vos diplômes est exigée par l’Office des professions du Québec.
Le milieu professionnel montréalais valorise la ponctualité, la collaboration et un équilibre sain entre vie personnelle et travail.
Le bilinguisme reste un vrai atout : parler anglais ouvre des opportunités supplémentaires dans les entreprises internationales installées à Montréal.
3. Coût de la vie et logement : anticiper son installation à Montréal
Montréal offre un bon compromis entre coût et qualité de vie. Le budget moyen pour une personne seule varie entre 2 800 et 3 500 CAD/mois.
Un appartement d’une chambre coûte environ 1 700 CAD/mois en centre-ville, contre 1 200 à 1 400 CAD dans les quartiers résidentiels comme Rosemont ou Hochelaga. (Numbeo)
Les charges (électricité, chauffage, Internet) représentent environ 150 CAD/mois.
Les sites Centris et Louer.ca permettent de trouver un logement, souvent non meublé mais équipé (réfrigérateur, cuisinière).
Astuce : la plupart des baux locatifs commencent le 1er juillet, le fameux “Jour du déménagement”. Anticipez !
Une société de relocation peut vous aider à trouver un logement à distance, gérer les visites et négocier votre bail.
4. Santé et couverture médicale à MontréalLes résidents permanents ou titulaires d’un permis de travail de plus de six mois peuvent s’y inscrire.
Attention : il existe souvent un délai de carence de 3 mois, pendant lequel il est recommandé de souscrire à une assurance santé privée internationale.
Les soins sont globalement de bonne qualité, mais il peut y avoir des délais d’attente pour certaines spécialités.
La convention France–Québec facilite le transfert de vos droits de Sécurité sociale, ce qui permet d’éviter les interruptions de couverture médicale.
5. Fiscalité et conventions France–Canada
Le système fiscal québécois fonctionne à deux niveaux : fédéral et provincial. Vous paierez donc un impôt sur le revenu auprès du gouvernement du Canada et de la province du Québec.
Heureusement, la Convention fiscale France–Canada vous protège contre la double imposition.
Les expatriés doivent aussi se renseigner sur les taxes à la consommation (TPS à 5 % et TVQ à 9,975 %).
Les cotisations sociales et retraites sont coordonnées entre les deux pays : vos périodes de travail au Canada peuvent compter pour votre pension française.
6. Transports et mobilité dans la vie quotidienne
Un abonnement mensuel coûte environ 97 CAD. Le métro dessert la majorité des quartiers de l’île, et les bus assurent les liaisons nocturnes et périphériques.
Pour les banlieues (Laval, Longueuil), le réseau EXO et les trains de banlieue sont très pratiques.
Beaucoup de Montréalais vivent sans voiture, même en hiver, mais si vous en possédez une, pensez aux pneus d’hiver obligatoires du 1er décembre au 15 mars. (SAAQ)
7. Éducation et formation : un système francophone et international
Le Québec dispose d’un système éducatif unique : école primaire, secondaire, puis cégep avant l’université.
Les grandes institutions de Montréal incluent l’Université de Montréal, l’Université McGill et l’École de technologie supérieure (ÉTS).
Les frais universitaires pour les étudiants français sont alignés sur ceux des résidents québécois grâce à un accord France–Québec.
Pour les familles, Montréal propose plusieurs écoles françaises, dont le Lycée Stanislas de Montréal et le Collège International Marie de France.
8. Culture, intégration et vie quotidienne à Montréal
Montréal, c’est la ville de la culture, de la gastronomie et de la convivialité.
Les festivals rythment l’année : Festival International de Jazz, Francos de Montréal, Juste pour Rire, ou encore le Festival du Monde Arabe. (Tourisme Montréal)
Le français y est la langue principale, mais l’anglais est omniprésent. L’ouverture d’esprit et la tolérance y règnent.
La communauté française est importante et bien intégrée, ce qui facilite les débuts.
Vivre à Montréal, c’est aussi adopter une mentalité plus détendue, marquée par la gentillesse et la politesse du quotidien.
9. Sécurité, environnement et qualité de vie
Montréal figure parmi les villes les plus sûres et les plus agréables à vivre au Canada.
Le coût du logement reste raisonnable, l’accès à la nature est facile (parcs, Mont-Royal, fleuve Saint-Laurent) et les services publics sont efficaces.
Le tri des déchets, le recyclage et les transports écologiques sont encouragés.
L’hiver est rude, mais les infrastructures sont bien adaptées : tunnels chauffés, transports réguliers, événements hivernaux pour tous.
10. Être accompagné par une société de relocation : l’expertise Grospiron
S’installer à Montréal, c’est un rêve accessible mais complexe : entre visas, logement, douanes, santé et scolarité, chaque détail compte. C’est là qu’une société de relocation devient essentielle. Depuis plus de 30 ans, Grospiron Mobility Solutions accompagne les expatriés français vers le Canada en gérant :
- le transport et stockage de vos biens,
- les formalités douanières,
- la recherche de logement et d’écoles,
- et l’accompagnement administratif complet.
Grâce à son expertise et à son réseau mondial, Grospiron rend votre déménagement international fluide et sans imprévu.
FAQ – Tout savoir avant de s’installer à Montréal
1. Faut-il un visa pour s’installer à Montréal ?
Oui. Selon votre projet, vous aurez besoin d’un permis de travail, d’un permis d’études ou d’un CSQ pour la résidence permanente.
Toutes les informations officielles sont disponibles sur le site de l’IRCC.
Les démarches peuvent prendre plusieurs mois, donc mieux vaut anticiper.
2. Combien coûte un déménagement international vers Montréal ?
Le prix dépend du volume, du mode de transport (maritime ou aérien) et de la distance. En moyenne, entre 4 000 et 8 000 € depuis la France.
Une société spécialisée comme Grospiron International s’occupe de tout : emballage, assurance, douanes, livraison, installation.
Le transport maritime prend environ 5 à 7 semaines, l’aérien quelques jours, mais à coût plus élevé.
3. Est-il facile de trouver un logement à Montréal ?
Oui, mais la demande reste forte. La plupart des baux débutent le 1er juillet.
Préparez un dossier complet : preuve de revenus, passeport, références. Les sites Centris et Kijiji Montréal sont très utilisés.
Une société de relocation peut simplifier la recherche, réaliser des visites virtuelles et négocier le bail pour vous.
4. Quelle est la meilleure période pour s’installer à Montréal ?
Le printemps (mai à juillet) est idéal : climat doux, offres d’emploi nombreuses, marché locatif actif. L’hiver est possible mais plus coûteux et contraignant. Arriver avant l’automne permet de s’adapter avant la saison froide et d’explorer la ville dans ses plus beaux jours.
5. Quelle couverture santé pour les expatriés français à Montréal ?
Les résidents permanents et travailleurs à long terme peuvent s’inscrire à la RAMQ. Pendant le délai de carence, une assurance santé privée est fortement conseillée. Grâce à la convention France–Québec, vos droits de sécurité sociale peuvent être transférés.