S’installer en Thaïlande en 2026 séduit de nombreux expatriés grâce à son climat tropical, son coût de la vie attractif et la diversité de ses destinations. Bangkok attire les professionnels, Chiang Mai les télétravailleurs, Phuket et Koh Samui les amateurs de bord de mer, tandis que Hua Hin est appréciée des retraités.
Toutefois, partir vivre en Thaïlande demande une préparation rigoureuse : choix du visa, emploi, logement, assurance santé, fiscalité, scolarité et déménagement international. Ce guide rassemble les démarches et informations essentielles pour organiser sereinement votre expatriation, seul, en couple ou en famille.
1. Quel visa choisir pour vivre en Thaïlande en 2026 ?
La première étape consiste à identifier le visa adapté à la durée et à la raison du nséjour. Il est important de ne pas confondre la période de validité du visa avec la durée de présence autorisée lors de chaque entrée.
Une exemption de visa ou un visa touristique peut convenir à un séjour temporaire, mais ne constitue pas une solution pour exercer un emploi local ou résider durablement dans le pays.
Les demandes doivent être effectuées sur le portail officiel Thai e-Visa ou auprès de l’ambassade ou du consulat compétent. Les justificatifs et les frais peuvent varier selon la nationalité, le lieu de dépôt et la catégorie demandée.
- Le Destination Thailand Visa pour les travailleurs à distance
Le Destination Thailand Visa, généralement appelé DTV, s’adresse notamment aux travailleurs à distance, aux freelances et à certaines personnes participant à des activités reconnues en Thaïlande.
Il peut correspondre à un salarié travaillant depuis la Thaïlande pour une entreprise étrangère, à un indépendant disposant de clients hors du pays ou à une personne venant suivre certaines formations ou activités.
Le DTV est un visa à entrées multiples valable cinq ans. Il permet en principe un séjour pouvant atteindre 180 jours par entrée, avec la possibilité, sous certaines conditions, de prolonger ce séjour. Le coût de ce visa est généralement de 350 € pour les demandes déposées depuis la France, l’Espagne et la plupart des pays européens, bien que les frais puissent varier selon le pays où la demande est effectuée.
Le demandeur doit présenter des justificatifs correspondant à son activité ainsi que des preuves de ressources financières suffisantes.
Ce visa convient principalement aux personnes dont l’activité économique reste située à l’étranger. Il ne doit pas être considéré comme une autorisation automatique de travailler pour une entreprise thaïlandaise. Les conditions exactes, les documents à fournir et les frais applicables doivent être vérifiés au moment du dépôt de la demande sur le portail officiel, car la réglementation peut évoluer.
- Le visa Non-Immigrant B pour travailler en Thaïlande
Une personne recrutée par une entreprise thaïlandaise doit généralement obtenir un visa Non-Immigrant B afin de pouvoir séjourner en Thaïlande pour exercer une activité professionnelle.
L’employeur participe à la constitution du dossier en fournissant les documents relatifs à l’entreprise, au poste proposé et au recrutement du salarié étranger. Après l’obtention du visa, un permis de travail (Work Permit) doit être délivré avant le début de l’activité professionnelle.
Le visa et le permis de travail remplissent deux fonctions différentes. Le visa autorise le séjour en Thaïlande pour un motif professionnel. Le permis de travail précise l’activité autorisée, l’employeur concerné et les conditions dans lesquelles le travail peut être effectué.
Le coût du visa Non-Immigrant B est généralement de 2 000 bahts thaïlandais pour une entrée simple et de 5 000 bahts thaïlandais pour une entrée multiple. Ces montants peuvent varier selon le pays où la demande est déposée et les éventuels frais administratifs appliqués par l’ambassade ou le consulat.
Le visa Non-Immigrant B est accordé pour une période initiale de 90 jours. Les personnes remplissant les conditions requises peuvent ensuite demander une extension de séjour auprès des autorités thaïlandaises compétentes.
Un changement d’entreprise, de fonction ou de conditions d’emploi peut nécessiter une modification des autorisations obtenues. Il est donc important de vérifier avec l’employeur qui sera responsable des démarches, des renouvellements et des frais associés.
- Le visa étudiant
Le visa Non-Immigrant ED permet de suivre des études ou une formation reconnue en Thaïlande : université, école, programme d’échange, cours de langue ou certaines formations autorisées.
L’établissement fournit généralement une lettre d’admission et les documents nécessaires à la demande. À l’arrivée, le visa autorise souvent un séjour initial de 90 jours, prolongeable selon la durée de la formation et sous réserve de l’accord de l’immigration.
Le visa étudiant ne permet pas automatiquement de travailler en Thaïlande. Une activité professionnelle nécessite un visa et un permis de travail adaptés.
- Le Long-Term Resident Visa
Le Long-Term Resident Visa, ou LTR, est destiné à certains profils disposant de revenus, d’investissements, d’un patrimoine ou de qualifications élevés.
Il peut concerner des investisseurs, des retraités disposant de revenus importants, des professionnels travaillant pour une entreprise étrangère et des spécialistes hautement qualifiés.
Ce dispositif peut permettre un séjour de longue durée et offrir certaines simplifications administratives. Cependant, les conditions financières et professionnelles sont élevées. Il ne s’agit donc pas d’un visa accessible à tous les candidats à l’expatriation.
- Les visas pour prendre sa retraite en Thaïlande
Les personnes âgées d’au moins 50 ans peuvent demander un visa de retraite pour vivre en Thaïlande sans exercer d’activité professionnelle.
Le visa Non-Immigrant O (Retirement) est généralement utilisé pour une première installation ou une demande de prolongation annuelle sur place. Le demandeur doit notamment justifier de ressources suffisantes, avec comme seuil de référence un dépôt bancaire de 800 000 THB ou un revenu mensuel de 65 000 THB.
Le visa Non-Immigrant O-A (Long Stay) permet également un séjour de longue durée, mais demande généralement des documents supplémentaires, notamment une assurance santé, un certificat médical et un extrait de casier judiciaire.
Le visa O-X (Long Stay 10 years) réservé à certaines nationalités, peut permettre un séjour allant jusqu’à dix ans, mais impose des conditions financières et administratives plus strictes.
Les conditions, les justificatifs et les frais peuvent varier selon le pays de dépôt. Il est donc recommandé de vérifier les exigences sur le portail officiel Thai e-Visa ou auprès de l’ambassade thaïlandaise compétente.
2. Quelles démarches effectuer avant et après son arrivée en Thaïlande ?
L’obtention du visa ne termine pas les formalités d’immigration. Plusieurs déclarations doivent être réalisées avant l’entrée dans le pays, à l’arrivée ou pendant le séjour.
Ces obligations sont distinctes du visa. Elles permettent aux autorités thaïlandaises d’enregistrer l’entrée du voyageur, son adresse et la continuité de sa présence sur le territoire.
Qu’est-ce que la Thailand Digital Arrival Card ?
Depuis le 1er mai 2025, tous les voyageurs étrangers entrant en Thaïlande doivent remplir la Thailand Digital Arrival Card (TDAC). Cette formalité, toujours obligatoire en 2026, remplace l’ancienne carte d’arrivée papier et concerne les entrées par voie aérienne, terrestre ou maritime.
La déclaration doit être complétée en ligne dans les trois jours précédant l’arrivée, date d’arrivée comprise. Elle demande notamment les informations du passeport, le trajet, le motif du séjour, l’adresse du premier hébergement en Thaïlande et les pays visités au cours des quatorze derniers jours.
Une nouvelle TDAC est nécessaire à chaque entrée dans le pays, y compris pour les enfants. Après validation, le voyageur reçoit un document avec un QR code à présenter au contrôle de l’immigration.
La TDAC n’est pas exigée pour les passagers en simple transit international qui ne passent pas l’immigration. La démarche est gratuite sur le site officiel.
Qu’est-ce que la déclaration TM30 ?
Dans les 24 heures suivant l’arrivée dans le logement, le propriétaire, l’hôtel ou la personne responsable de l’hébergement doit déclarer la présence de l’étranger auprès de l’immigration à l’aide du formulaire TM30.
À l’hôtel, cette démarche est normalement automatique. Pour une location, il est important de vérifier que le propriétaire effectue bien la déclaration et remet une preuve au locataire. Ce justificatif peut être demandé lors d’une prolongation de séjour, d’une notification de 90 jours ou d’une demande de certificat de résidence.
Comment fonctionne la notification de 90 jours ?
Tout étranger restant en Thaïlande pendant plus de 90 jours consécutifs doit confirmer son adresse avec le formulaire TM47. La notification peut être effectuée auprès de l’immigration ou en ligne, dans une période allant de 15 jours avant à 7 jours après la date d’échéance. Un retard entraîne généralement une amende de 2 000 bahts et oblige à se présenter en personne.
Une sortie de Thaïlande remet le compteur à zéro : les 90 jours recommencent à partir de la dernière date d’entrée. Cette déclaration ne prolonge pas le visa ni l’autorisation de séjour.
Comment prolonger son séjour en Thaïlande ?
Lorsque le visa le permet, une prolongation peut être demandée auprès du bureau d’immigration compétent, généralement avec le formulaire TM7. Les conditions et la durée accordée dépendent du motif du séjour : travail, études, retraite, famille ou autre statut. Les frais administratifs sont généralement de 1 900 bahts.
La demande doit être déposée avant la date « admitted until » inscrite dans le passeport. Un dépassement de séjour, ou overstay, est sanctionné à hauteur de 500 bahts par jour, dans la limite de 20 000 bahts, avec un risque d’interdiction de retour pour les dépassements importants.
Faut-il un permis de retour pour quitter temporairement la Thaïlande ?
Une personne bénéficiant d’une prolongation de séjour doit vérifier si elle a besoin d’un re-entry permit avant de quitter le pays. Sans ce permis, l’autorisation de séjour en cours peut être annulée au moment du départ.
Le permis de retour, demandé avec le formulaire TM8, coûte 1 000 bahts pour une seule sortie ou 3 800 bahts pour plusieurs sorties. Les titulaires d’un visa à entrées multiples doivent vérifier les règles propres à leur statut.
Enfin, il est conseillé de conserver une copie du passeport, du visa, du tampon d’entrée, du TM30, des notifications TM47, du contrat de location et, le cas échéant, du permis de travail. Les dates de renouvellement doivent être enregistrées dans un calendrier afin d’éviter tout retard.
Grospiron Mobility Solutions vous accompagne dans vos démarches administratives afin de faciliter votre installation.
3. Comment organiser son déménagement et le passage en douane en Thaïlande ?
Pour déménager en Thaïlande en 2026, il faut coordonner le transport des affaires avec l’arrivée du propriétaire dans le pays. Les effets personnels et les biens ménagers d’occasion peuvent bénéficier d’une exonération douanière, mais uniquement lorsque les conditions fixées par les douanes thaïlandaises sont respectées.
La franchise n’est pas automatique. Le statut de séjour, la date d’arrivée du chargement, la nature des biens et la qualité de l’inventaire sont examinés au moment du dédouanement.
Peut-on importer ses meubles sans payer de droits de douane ?
Oui, certains meubles et effets personnels d’occasion peuvent être importés sans droits ni taxes dans le cadre d’un véritable changement de résidence.
Les biens doivent avoir été possédés et utilisés avant le départ. Ils doivent également correspondre aux besoins personnels du nouvel arrivant et être transportés dans des quantités raisonnables. Les produits neufs, les marchandises destinées à la revente et les quantités considérées comme commerciales peuvent être taxés.
Pour un ressortissant étranger, les douanes peuvent demander la preuve d’une autorisation de séjour annuelle, un permis de travail valable au moins un an ou un document de l’immigration confirmant qu’un séjour annuel sera accordé. Le simple fait de posséder un visa de courte durée ne garantit donc pas l’exonération.
Pour préparer le transport dans son ensemble, consultez nos conseils pour organiser un déménagement international.
Quand les affaires doivent-elles arriver en Thaïlande ?
Pour bénéficier de l’exonération douanière applicable aux effets personnels et mobiliers usagés lors d’un changement de résidence, le chargement doit arriver en Thaïlande au plus tôt un mois avant l’arrivée de son propriétaire et au plus tard six mois après celle-ci. Cette règle s’applique aussi bien aux envois maritimes que aériens. Une prolongation peut exceptionnellement être accordée par les douanes.
En dehors de ce délai, l’importation reste possible, mais les biens risquent d’être soumis aux droits et taxes habituels. L’exonération n’est accordée qu’aux objets déjà possédés et utilisés avant le déménagement, importés pour un usage personnel et en quantité raisonnable. Les biens neufs, destinés à la revente ou présents en plusieurs exemplaires peuvent être taxés.
Le propriétaire doit également présenter les justificatifs correspondant à son changement de résidence, notamment son passeport, son autorisation de séjour ou son permis de travail, ainsi que le connaissement ou la lettre de transport aérien et la liste détaillée des biens
Si le logement n’est pas encore disponible à l’arrivée, une solution de garde-meubles pendant une relocation internationale permet de stocker temporairement les biens.
Quels documents faut-il préparer pour le dédouanement ?
Le dossier dépend de la situation de l’expatrié, mais il comprend généralement :
- le passeport et la preuve d’entrée en Thaïlande ;
- le visa, l’autorisation de séjour annuelle ou le permis de travail ;
- le connaissement maritime ou la lettre de transport aérien ;
- un inventaire détaillé des biens ;
- la demande d’exonération de droits et taxes ;
- les autorisations nécessaires pour les marchandises réglementées.
Les douanes peuvent également demander une facture, une procuration ou d’autres justificatifs liés au changement de résidence.
L’inventaire doit être rédigé en anglais et décrire clairement le contenu des cartons. Il vaut mieux écrire « vêtements pour adultes », « livres », « vaisselle » ou « linge de maison » plutôt que des termes vagues comme « objets divers ».
Quels objets sont interdits ou réglementés en Thaïlande ?
Certains biens ne doivent pas être intégrés au déménagement. Sont notamment interdits les stupéfiants illégaux, les contrefaçons, les faux billets, le matériel pornographique, les cigarettes électroniques et certains produits issus d’espèces protégées.
D’autres marchandises sont soumises à autorisation : armes et munitions, plantes et graines, animaux, produits alimentaires, alcool, médicaments, compléments alimentaires, certains équipements de télécommunication, antiquités et représentations anciennes du Bouddha.
En pratique, mieux vaut éviter de placer dans le conteneur de la nourriture, de l’alcool, des plantes, des médicaments non documentés, des batteries endommagées ou des produits inflammables.
Les médicaments destinés à un traitement personnel doivent voyager avec leur utilisateur, dans leur emballage d’origine, accompagnés d’une ordonnance ou d’un certificat médical en anglais. Certains médicaments contenant des substances stupéfiantes ou psychotropes nécessitent une autorisation de la Thai FDA demandée au moins 15 jours avant l’arrivée ; d’autres substances restent totalement interdites.
Des règles du quotidien plus strictes qu’en Europe
Une fois installé, certaines règles peuvent surprendre. La propreté des espaces publics est notamment très encadrée : jeter un mégot, un emballage ou un chewing-gum dans la rue est interdit. À Bangkok, l’amende peut atteindre 2 000 bahts, et jusqu’à 10 000 bahts pour des déchets jetés dans un canal ou un cours d’eau.
La Thaïlande applique également une réglementation stricte concernant les drogues. Les sanctions pour possession, consommation ou trafic peuvent être importantes. Le cannabis, après une période de libéralisation, est de nouveau fortement encadré depuis 2025, en particulier pour l’usage récréatif.
Plus généralement, il est recommandé de vérifier les règles locales avant d’adopter un comportement ou d’utiliser un produit qui peut sembler banal en Europe : la réglementation thaïlandaise peut être nettement plus stricte.
Comment déménager avec un chien ou un chat en Thailande ?
Un chien ou un chat ne voyage pas dans le conteneur de déménagement. Son transport doit être organisé séparément avec la compagnie aérienne et le poste de quarantaine animale de l’aéroport d’arrivée.
Entre 7 jours ouvrés et 60 jours avant le départ, il faut demander un permis d’importation au Department of Livestock Development, à l’aide du formulaire R1/1. Le dossier comprend notamment une copie du passeport, une photo de l’animal, l’itinéraire du vol, le certificat d’identification par puce électronique et les justificatifs de vaccination en anglais. Le permis est généralement traité sous 5 à 7 jours ouvrés et reste valable 60 jours.
L’animal doit avoir au moins 4 mois. Les vaccins doivent avoir été administrés au moins 21 jours avant le voyage :
- chien : rage, maladie de Carré, hépatite, parvovirose et leptospirose ;
- chat : rage et panleucopénie féline.
Avant le départ, un certificat sanitaire officiel en anglais, validé par l’autorité vétérinaire du pays de départ, doit également être établi. Il est valable 10 jours après sa validation.
À l’arrivée, l’animal et les documents originaux doivent être présentés à l’Animal Quarantine Station. Après contrôle, les formulaires d’importation R6 et R7 sont délivrés contre des frais de 500 bahts par animal. Aucune quarantaine n’est normalement imposée si l’animal est sain et le dossier complet, mais les autorités peuvent le retenir ou ordonner sa réexportation en cas d’irrégularité.
Les conditions de transport en cabine, en soute ou par fret ainsi que le type de caisse accepté dépendent de la compagnie aérienne et doivent être vérifiés avant de réserver le vol.
4. Comment trouver un emploi en Thaïlande en 2026 ?
Un ressortissant étranger peut travailler en Thaïlande, mais il doit disposer d’un statut de séjour compatible avec son activité et, dans la majorité des cas, d’un permis de travail.
Les opportunités concernent surtout les postes nécessitant une expertise internationale, technique, linguistique ou managériale. Bangkok concentre une grande partie des sièges sociaux et des entreprises internationales. Les provinces de Chonburi et Rayong accueillent également des activités industrielles, technologiques et logistiques liées à l’Eastern Economic Corridor.
Faut-il un permis de travail pour exercer un emploi en Thaïlande ?
Oui. Une personne recrutée par une entreprise thaïlandaise doit généralement posséder un visa Non-Immigrant B et obtenir un permis de travail avant de commencer son activité.
Le visa autorise le séjour pour un motif professionnel, tandis que le permis de travail autorise l’exercice d’une fonction déterminée. Un visa professionnel ne suffit donc pas, à lui seul, pour commencer à travailler.
Le dossier est généralement préparé avec l’employeur. Il peut comprendre les diplômes, le CV, le contrat de travail, un certificat médical et différents documents relatifs à l’entreprise.
Le salarié doit attendre la délivrance de l’autorisation nécessaire avant de commencer son activité, y compris lorsqu’il s’agit d’une période d’essai. Le poste, l’employeur et les missions réellement exercées doivent correspondre aux informations déclarées dans le permis de travail.
Comment rechercher un emploi en Thaïlande ?
La recherche doit être adaptée au secteur, au niveau de responsabilité et à la région dans laquelle le candidat souhaite travailler.
Pour les postes généralistes, commerciaux, administratifs, techniques ou numériques, les principales plateformes sont :
- JobsDB Thailand, qui publie de nombreuses offres à Bangkok et dans les principales régions du pays ;
- JobThai, particulièrement utile pour les emplois dans l’industrie, la logistique, l’ingénierie, l’informatique et les entreprises thaïlandaises ;
- WorkVenture, qui propose notamment des postes dans le marketing, la technologie, le commerce, la finance et les entreprises internationales.
Pour les fonctions de cadre, de direction ou les profils expérimentés, il est également conseillé de consulter les cabinets de recrutement internationaux :
- Robert Walters Thailand, pour les postes dans la finance, la technologie, l’ingénierie, les ressources humaines, les achats, la supply chain et le marketing ;
- Michael Page Thailand, qui publie des offres destinées aux cadres et spécialistes dans différentes fonctions.
Les personnes qui souhaitent enseigner l’anglais ou travailler dans une école peuvent consulter Ajarn, une plateforme spécialisée dans les postes d’enseignement en Thaïlande. Pour les écoles internationales, il est préférable de consulter directement la rubrique « Careers » ou « Vacancies » du site de chaque établissement.
Quelles professions sont interdites aux étrangers ?
La réglementation thaïlandaise distingue 40 activités réservées ou réglementées : 27 sont strictement interdites aux étrangers et 13 peuvent être exercées uniquement sous certaines conditions.
Parmi les professions interdites figurent notamment : guide touristique, massage thaïlandais, vendeur ambulant, coiffeur ou esthéticien, chauffeur, secrétaire, employé administratif, avocat ou conseiller juridique, courtier, vendeur direct et plusieurs métiers artisanaux traditionnels, comme la fabrication de statues de Bouddha ou le travail manuel de la soie.
La comptabilité, l’ingénierie et l’architecture ne sont pas librement accessibles : elles peuvent nécessiter une qualification reconnue, une licence professionnelle thaïlandaise et le respect d’accords internationaux. Certains emplois agricoles, ouvriers, commerciaux ou du bâtiment ne sont autorisés que pour des travailleurs relevant d’accords spécifiques conclus entre la Thaïlande et certains pays.
5. Où vivre et comment se loger en Thaïlande en 2026 ?
Le choix du logement dépend principalement du lieu de travail, des écoles, du budget et des déplacements. Pour une première installation, il est préférable de louer un hébergement temporaire pendant quelques semaines avant de signer un bail annuel.
Quelle ville choisir pour vivre en Thaïlande ?
- Bangkok
Bangkok convient particulièrement aux salariés et aux familles qui recherchent des entreprises internationales, des écoles et des hôpitaux privés.
Sukhumvit, Asok, Phrom Phong et Thong Lo sont bien reliés au BTS et au MRT, mais les loyers y sont élevés. Des quartiers comme On Nut, Bang Na ou Ratchada sont généralement plus accessibles.
En 2026, un appartement d’une chambre dans les quartiers centraux se loue souvent entre 22 000 et 35 000 THB par mois. À Bangkok, la proximité des transports est souvent plus importante que la distance en kilomètres.
- Chiang Mai
Chiang Mai attire les télétravailleurs, les retraités et les familles qui recherchent un rythme plus calme.
Nimman est apprécié pour ses cafés et ses espaces de coworking. Hang Dong et Mae Hia proposent davantage de maisons familiales.
En juillet 2026, les annonces pour un appartement d’une chambre se situent fréquemment entre 9 000 et 20 000 THB par mois. La pollution liée à la saison des brûlis reste toutefois un critère important pour les personnes fragiles.
- Phuket
Phuket convient aux personnes qui souhaitent vivre près de la mer et bénéficier d’un environnement international.
Rawai et Chalong accueillent de nombreux résidents étrangers. Bang Tao et Laguna sont plus haut de gamme, tandis que Kathu et Phuket Town proposent davantage de logements accessibles.
Les annonces de juillet 2026 commencent autour de 12 000 THB pour certains appartements d’une chambre, mais les prix augmentent rapidement près des plages. Une voiture est souvent nécessaire pour les déplacements quotidiens.
- Hua Hin
Hua Hin est particulièrement appréciée des familles et des retraités qui recherchent une ville côtière plus calme.
Les appartements d’une chambre apparaissent généralement entre 10 000 et 24 000 THB par mois dans les annonces consultées en juillet 2026. Les résidences situées directement en bord de mer peuvent être plus chères.
Comment rechercher un logement ?
Les principales plateformes sont DDproperty, PropertyHub, FazWaz, Thailand Property et RentHub.
Les annonces peuvent être anciennes ou publiées par plusieurs agences. Il faut donc vérifier que le logement est toujours disponible avant de transmettre des documents ou de verser un acompte.
Pour les locations de courte durée, les tarifs sont généralement plus élevés que pour un bail annuel.
Un étranger peut-il acheter un logement en Thaïlande ?
Un étranger peut acheter en pleine propriété une unité située dans un condominium officiellement enregistré, à condition que les étrangers ne détiennent pas plus de 49 % de la superficie totale des unités du bâtiment. Avant la vente, la copropriété doit fournir une attestation confirmant que ce quota n’est pas dépassé.
Dans la majorité des cas, le prix d’achat doit être transféré depuis l’étranger en devise étrangère. La banque thaïlandaise délivre alors un justificatif de transfert, souvent appelé Foreign Exchange Transaction Form, nécessaire pour enregistrer la propriété auprès du Land Department.
En revanche, un ressortissant étranger ne peut généralement pas acheter directement un terrain. Pour une maison ou une villa, il peut éventuellement posséder le bâtiment tout en louant le terrain avec un bail enregistré, généralement limité à 30 ans. Les exceptions permettant l’achat d’un terrain sont rares et soumises à des conditions très strictes.
Avant de signer, un avocat indépendant doit vérifier le titre de propriété, les éventuelles hypothèques, le quota étranger, les dettes de copropriété et les conditions du contrat. Enfin, acheter un logement en Thaïlande ne donne automatiquement droit ni à un visa ni à une autorisation de séjour.
6. Santé en Thaïlande
La Thaïlande dispose d’hôpitaux publics et privés. Les établissements privés proposent généralement des services internationaux et du personnel anglophone. Leurs tarifs peuvent toutefois être élevés et une garantie de paiement peut être demandée avant une hospitalisation.
Faut-il une assurance santé en Thaïlande ?
Une assurance privée couvrant les consultations, l’hospitalisation, la chirurgie et le rapatriement est fortement recommandée pour vivre en Thaïlande.
Les salariés déclarés localement peuvent bénéficier de la sécurité sociale thaïlandaise, mais les soins sont généralement liés à un établissement désigné. Les Français peuvent également étudier une adhésion à la Caisse des Français de l’Étranger, souvent complétée par une assurance privée.
Quels vaccins prévoir avant de partir en Thaïlande ?
Les vaccins du calendrier vaccinal français doivent être à jour. Selon la durée du séjour, la région visitée et les conditions de vie, les vaccinations suivantes peuvent être recommandées :
- Hépatite A : généralement recommandée pour un séjour en Thaïlande ;
- Hépatite B : conseillée pour une installation prolongée ou en cas de contacts rapprochés avec la population locale ;
- Fièvre typhoïde : à envisager lors de séjours prolongés ou dans des conditions d’hygiène précaires ;
- Rage : recommandée en cas de séjour long, de contact régulier avec des animaux ou d’éloignement d’un centre médical ;
- Encéphalite japonaise : principalement conseillée pour les séjours prolongés en zone rurale ou pendant la saison des pluies.
La vaccination contre la fièvre jaune n’est pas exigée pour une personne arrivant directement de France. Un certificat peut toutefois être demandé aux voyageurs provenant d’un pays où la maladie est présente.
Les recommandations actualisées sont disponibles sur France Diplomatie – Santé en Thaïlande.
Quels risques sanitaires faut-il connaître ?
La dengue est présente dans l’ensemble du pays. Le paludisme concerne principalement certaines zones rurales et frontalières, tandis que la rage reste présente chez les chiens, les singes et d’autres mammifères.
La pollution de l’air doit également être prise en compte. Bangkok connaît des épisodes de particules fines et Chiang Mai est particulièrement touchée pendant la saison des brûlis.
7. Banque et impôts en Thaïlande
Après l’installation, il faut ouvrir un compte bancaire local et vérifier ses obligations fiscales. En Thaïlande, l’impôt sur le revenu est progressif et dépend du revenu imposable annuel, après déduction des frais et abattements autorisés.
Comment ouvrir un compte bancaire en Thaïlande ?
Un compte thaïlandais facilite le versement du salaire, le paiement du loyer et l’utilisation des services de paiement locaux.
Les documents varient selon les banques, mais il faut généralement présenter un passeport, un visa de long séjour, une preuve d’adresse et un justificatif d’activité, comme un permis de travail ou une attestation de l’employeur.
L’ouverture est souvent plus difficile avec un visa touristique. Les conditions peuvent être consultées directement auprès de banques comme Kasikornbank, Bangkok Bank ou Krungthai Bank.
Comment fonctionne l’impôt sur le revenu en Thaïlande ?
L’impôt sur le revenu des personnes physiques est calculé selon un barème progressif. En 2026, les taux applicables au revenu imposable annuel sont les suivants :
- jusqu’à 150 000 THB : exonération ;
- de 150 001 à 300 000 THB : 5 % ;
- de 300 001 à 500 000 THB : 10 % ;
- de 500 001 à 750 000 THB : 15 % ;
- de 750 001 à 1 000 000 THB : 20 % ;
- de 1 000 001 à 2 000 000 THB : 25 % ;
- de 2 000 001 à 4 000 000 THB : 30 % ;
- au-delà de 4 000 000 THB : 35 %.
Ces taux s’appliquent par tranche et non à la totalité du revenu. Le calcul porte sur le revenu imposable après les déductions et abattements prévus par la législation thaïlandaise. Le barème complet est disponible sur le site officiel du Revenue Department.
Pour les salariés, l’employeur prélève généralement une partie de l’impôt directement sur le salaire. Cette retenue est ensuite déduite du montant final à payer lors de la déclaration annuelle.
Faut-il remplir une déclaration fiscale ?
Une déclaration annuelle peut être obligatoire même lorsque l’employeur prélève déjà l’impôt chaque mois.
Le formulaire P.N.D. 91 concerne principalement les personnes qui perçoivent uniquement un salaire. Le formulaire P.N.D. 90 s’adresse aux contribuables qui disposent d’autres revenus, par exemple une activité indépendante, des loyers ou des revenus étrangers imposables. Les formulaires sont accessibles sur le site du Revenue Department thaïlandais.
La déclaration et le paiement doivent normalement être effectués au plus tard le dernier jour de mars de l’année suivant celle où les revenus ont été perçus. Une éventuelle prolongation pour la déclaration en ligne doit être vérifiée chaque année.
Quand devient-on résident fiscal en Thaïlande ?
Une personne qui séjourne en Thaïlande pendant au moins 180 jours au cours d’une année civile est considérée comme résidente fiscale thaïlandaise.
Les revenus provenant d’un travail ou d’une activité exercée en Thaïlande sont imposables dans le pays, même lorsqu’ils sont versés sur un compte bancaire étranger.
Un non-résident fiscal reste imposable sur ses revenus provenant de Thaïlande, mais les règles relatives aux revenus étrangers ne sont pas les mêmes.
Les revenus provenant de France sont-ils imposables ?
Depuis le 1er janvier 2024, les revenus étrangers perçus pendant une année où la personne est résidente fiscale thaïlandaise peuvent être imposables lorsqu’ils sont transférés en Thaïlande, y compris si le transfert intervient plus tard.
Cela peut concerner des salaires étrangers, des revenus indépendants, des loyers, des dividendes ou certains revenus financiers. En revanche, les revenus acquis avant le 1er janvier 2024 ne sont pas soumis à cette règle lorsqu’ils sont transférés ultérieurement. Le guide officiel est disponible sur le site du Revenue Department.
La France et la Thaïlande ont conclu une convention fiscale destinée à éviter qu’un même revenu soit imposé deux fois. L’impôt payé en France peut, selon le type de revenu et les conditions applicables, être déduit de l’impôt dû en Thaïlande.
Il est important de conserver les avis d’imposition, certificats de paiement et relevés bancaires permettant de justifier l’origine des fonds. Pour une pension, des revenus immobiliers ou une activité indépendante, l’avis d’un fiscaliste franco-thaïlandais est recommandé.
8. Scolarité et écoles pour les enfants expatriés en Thaïlande
Pour les familles qui souhaitent déménager en Thaïlande, le choix de l’école constitue l’une des principales étapes de l’installation. Le pays propose plusieurs types d’établissements le choix dépend du niveau de langue de l’enfant, du budget, du programme recherché et de la ville choisie pour cette expatriation en Thaïlande.
Quels types d’écoles choisir en Thaïlande ?
Les familles expatriées ont principalement le choix entre quatre types d’établissements. Il n’existe pas de classement officiel unique : les écoles citées ci-dessous font partie des plus connues et doivent être comparées selon le programme, la langue, le budget et la localisation.
- Les écoles publiques et écoles de démonstration thaïlandaises suivent principalement le programme national en thaï. Elles conviennent surtout aux enfants qui maîtrisent déjà la langue. Parmi les établissements reconnus figurent l aChulalongkorn University Demonstration School et la Kasetsart University Laboratory School, qui propose aussi un programme international en anglais.
- Les écoles privées bilingues enseignent généralement en thaï et en anglais. Elles sont souvent moins coûteuses que les grandes écoles internationales. À Bangkok, Amnuay Silpa School est l’un des établissements bilingues les plus connus. Le programme international de Kasetsart constitue également une option pour les familles recherchant un enseignement en anglais associé à la langue et à la culture thaïlandaises.
- Les écoles internationales suivent principalement les programmes britannique, américain ou International Baccalaureate. À Bangkok, les établissements les plus réputés comprennent Bangkok Patana School, qui suit le système britannique, NIST International School, qui propose l’ensemble du parcours IB, et International School Bangkok, qui suit principalement un programme américain avec le diplôme IB au lycée. À Phuket, UWC Thailand propose le parcours IB de la maternelle à la fin du secondaire.
- Les établissements français permettent de conserver une continuité avec le programme de l’Éducation nationale. Le Lycée Français International de Bangkok accueille les élèves de la maternelle à la terminale. Pour les enfants de 18 mois à 6 ans, les écoles Acacia de Sathorn et Sukhumvit proposent un enseignement bilingue français-anglais.
Le choix doit être effectué en fonction du programme scolaire, mais aussi du temps de trajet. À Bangkok et Phuket, il est préférable de sélectionner l’école avant le logement afin d’éviter des déplacements quotidiens trop longs.
9. Être accompagné par une société de relocation : l’expertise Grospiron
S’installer en Thaïlande demande une préparation rigoureuse : visa, transport des biens, formalités douanières, logement, santé ou scolarité. Pour sécuriser chaque étape, Grospiron Mobility Solutions accompagne depuis plus de 30 ans les particuliers et les familles dans leur déménagement international.
Ses équipes peuvent notamment prendre en charge :
- le transport et le stockage des biens ;
- les formalités douanières en Thaïlande ;
- la recherche de logement et d’établissement scolaire ;
- l’accompagnement administratif lié à l’installation.
Grâce à son expertise et à son réseau international, Grospiron facilite votre installation en Thaïlande et limite les imprévus avant, pendant et après le déménagement.
Pour anticiper le budget, consultez également notre guide sur le prix d’un déménagement international en 2026.
FAQ – S’installer en Thaïlande
Quelles règles culturelles faut-il connaître avant de vivre en Thaïlande ?
Le respect et la maîtrise de soi occupent une place importante dans la culture thaïlandaise. Il est préférable d’éviter les confrontations publiques et de communiquer calmement, même en cas de désaccord.
Dans les temples, il faut porter une tenue couvrant les épaules et les jambes et retirer ses chaussures lorsque cela est demandé. Il convient également d’éviter de toucher la tête d’une personne ou de diriger ses pieds vers quelqu’un, une statue ou un autel.
Enfin, la monarchie est protégée par une législation très stricte. Les commentaires ou publications pouvant être considérés comme irrespectueux doivent être évités.
Faut-il choisir l’école avant le logement ?
Oui, particulièrement à Bangkok et à Phuket. Les embouteillages peuvent transformer un trajet de quelques kilomètres en un déplacement quotidien très long.
Il est préférable de confirmer l’inscription scolaire, de vérifier le circuit du transport scolaire et de choisir ensuite un logement situé à proximité de l’école ou du lieu de travail.
Quelle est la meilleure période pour déménager en Thaïlande ?
La meilleure période se situe généralement entre novembre et février, lorsque les températures sont plus douces et les pluies moins fréquentes.
Pour Phuket et la côte d’Andaman, privilégiez décembre à mars. Pour Koh Samui et le golfe de Thaïlande, préférez janvier à avril, car les pluies sont souvent plus fortes entre octobre et décembre.
Peut-on conduire avec un permis français en Thailande ?
Pour un séjour temporaire, le permis français doit être accompagné d’un permis de conduire international. Pour une installation durable, il est généralement nécessaire d’obtenir un permis thaïlandais auprès du Department of Land Transport.
La catégorie doit correspondre au véhicule conduit. Un permis automobile ne permet donc pas automatiquement de conduire un scooter ou une moto.
Comment faciliter son intégration après un déménagement en Thaïlande ?
Apprendre quelques bases de thaï facilite les échanges.. Il est également utile de rejoindre des associations, des groupes locaux ou les activités proposées par les écoles.
La communication est souvent plus indirecte qu’en France. Rester calme, éviter les confrontations publiques et demander une confirmation écrite pour les démarches importantes facilite généralement les relations quotidiennes.
Quels contacts enregistrer après son arrivée ?
Le numéro de la police touristique est le 1155. Ce service accompagne les visiteurs et résidents étrangers et propose une assistance dans plusieurs langues. Les informations officielles sont disponibles sur le site de la Tourist Police Thailand.
Il est également recommandé d’enregistrer les coordonnées de son assurance, de l’hôpital le plus proche, de l’ambassade ou du consulat et de l’entreprise chargée du déménagement.