Déménagement international

S’installer à Londres en 2026 : guide complet pour vivre, travailler et s’expatrier

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S’installer à Londres reste une option attractive pour les expatriés, grâce à son dynamisme économique, sa diversité culturelle et ses nombreuses opportunités professionnelles. Toutefois, depuis le Brexit, les conditions d’installation ont évolué et nécessitent une préparation plus rigoureuse. S’expatrier à Londres implique désormais d’anticiper plusieurs aspects essentiels : obtention du visa, coût de la vie, accès au système de santé, logement ou encore scolarité des enfants. Que vous partiez seul, en couple ou en famille, chaque étape doit être structurée afin d’assurer une installation fluide et sans imprévus.

Dans ce contexte, il est essentiel de comprendre les règles locales et les spécificités du pays pour éviter les erreurs et avancer sereinement dans son projet. Ce guide vous donne les clés pour structurer votre expatriation à Londres et aborder chaque étape avec méthode.

1. Visa pour s’installer à Londres : démarches et conditions post-Brexit

Les principaux visas

Skilled Worker visa (le plus courant)
C’est le visa principal pour les expatriés souhaitant travailler au Royaume-Uni. Dans la majorité des cas, notamment pour un projet professionnel, l’obtention d’un visa repose sur le principe du sponsorship : il est nécessaire d’avoir une offre d’emploi validée par un employeur autorisé à recruter des travailleurs étrangers. Sans cette condition, les possibilités d’installation sont limitées, sauf profils spécifiques.

  • Durée : jusqu’à 5 ans, renouvelable
  • Coût : environ 610 à 1 500 £ selon la durée
  • Accès possible à la résidence permanente après plusieurs années 

Global Talent visa (profils qualifiés)
Destiné aux profils hautement qualifiés dans des domaines comme la technologie, la recherche, la culture ou l’innovation.

  • Pas besoin d’offre d’emploi préalable
  • Requiert une validation par un organisme reconnu
  • Permet une installation plus flexible
  • Coût : environ 600 £ + frais administratifs 

Student visa
Pour suivre des études dans un établissement reconnu au Royaume-Uni.

  • Autorise un travail à temps partiel
  • Durée : liée à celle des études
  • Coût : environ 490 £
  • Peut ouvrir vers un visa de travail après les études 

Family visa
Permet de rejoindre un conjoint ou un membre de la famille déjà installé au Royaume-Uni.

  • Conditions de revenus et de relation à justifier
  • Durée : généralement 2,5 ans renouvelable
  • Coût : à partir de 1 500 £ 

Il faut savoir qu’un niveau d’anglais minimum est également requis pour la plupart des visas. Celui-ci doit être justifié par un test officiel ou par un diplôme reconnu. Ce critère est essentiel, car il conditionne non seulement l’obtention du visa, mais aussi l’intégration sur place, tant sur le plan professionnel qu’administratif.

Enfin, il est important d’intégrer dans son budget l’Immigration Health Surcharge, une contribution obligatoire permettant d’accéder au système de santé britannique (NHS). Elle représente un coût significatif, calculé sur la durée du visa, et s’ajoute aux frais de dossier.

2. Se loger à Londres : quartiers, prix et fonctionnement du marché immobilier

Le logement représente généralement le principal poste de dépense lors d’une expatriation à Londres. Le marché immobilier y est particulièrement tendu, avec des prix élevés et une forte concurrence. Londres fait partie des villes les plus chères au monde pour se loger, ce qui nécessite d’anticiper précisément son budget.

Budget et loyers à prévoir

Les prix varient fortement selon la localisation et le type de bien. En centre-ville, les loyers se situent généralement entre 1 800 et 3 000 £ par mois, tandis que les zones plus périphériques 1-5 offrent des alternatives entre 1 200 et 1 800 £.

Pour un logement familial ou dans des quartiers recherchés, les loyers peuvent rapidement dépasser ces fourchettes. À cela s’ajoutent une caution équivalente à 4 à 6 semaines de loyer, le premier mois de loyer à l’avance et les frais liés à l’installation (énergie, internet, transport).

Choisir son quartier à Londres

Londres est une ville aux multiples visages, où chaque quartier possède ses spécificités.

  • Notting Hill : Connu pour ses maisons colorées, ses boutiques éclectiques et son marché de Portobello Road, idéal pour ceux qui aiment le charme bohème. 
  • Kensington : Un quartier élégant avec ses musées renommés comme le Victoria and Albert Museum, ses jardins et ses boutiques de luxe. 
  • Shoreditch : Un quartier branché avec une scène artistique dynamique, des bars à la mode et des marchés comme celui de Brick Lane. 
  • Greenwich : Greenwich est un quartier plus accessible, apprécié pour ses espaces verts et particulièrement adapté à une vie familiale. 

 Où chercher un logement

La recherche de logement se fait principalement en ligne, via des plateformes spécialisées :

Les agences immobilières locales jouent également un rôle important, notamment pour les biens les plus demandés.

Documents et conditions pour louer

Le marché locatif londonien est exigeant. Les propriétaires et agences demandent généralement :

  • un justificatif de revenus (souvent 2,5 à 3 fois le loyer)
  • un contrat de travail ou une promesse d’embauche
  • un historique de crédit (ou garant si vous arrivez de l’étranger)
  • une pièce d’identité
  • parfois des références d’anciens propriétaires

Pour les expatriés, l’absence d’historique local peut compliquer les démarches. Il est fréquent de devoir payer plusieurs mois de loyer à l’avance ou fournir un garant basé au Royaume-Uni.

Spécificités du marché londonien

Le fonctionnement du marché locatif londonien diffère sensiblement de celui que l’on connaît en France. Les logements y sont souvent attribués très rapidement, parfois en quelques heures, ce qui impose une grande réactivité. Les visites sont généralement organisées en groupe, et les décisions doivent être prises dans des délais très courts.

Par ailleurs, les loyers sont le plus souvent exprimés à la semaine, ce qui peut prêter à confusion au départ. Enfin, certains biens sont proposés non meublés ou partiellement meublés, ce qui nécessite d’anticiper l’équipement du logement.

Ces spécificités peuvent surprendre à l’arrivée et rendent une bonne préparation essentielle pour aborder sereinement sa recherche de logement. Le marché étant très réactif, il est recommandé de prévoir un logement temporaire à l’arrivée. Cela permet de visiter sur place, de mieux comprendre les quartiers et d’éviter de prendre une décision dans l’urgence.

3. S’installer à Londres : les démarches essentielles à l’arrivée

Une fois votre arrivée à Londres effectuée, une nouvelle étape commence : celle de l’installation concrète sur place. Certaines démarches doivent être réalisées rapidement afin d’éviter les blocages administratifs et faciliter votre intégration dans les premières semaines.

L’ouverture d’un compte bancaire local fait partie des premières priorités. Elle est indispensable pour recevoir un salaire, payer son loyer ou gérer ses dépenses quotidiennes. Les grandes banques britanniques comme HSBC UK, Barclays, Lloyds ou NatWest proposent des comptes adaptés, mais elles demandent généralement un justificatif de domicile, ce qui peut compliquer les démarches à l’arrivée. C’est pourquoi de nombreux expatriés commencent par ouvrir un compte auprès de banques digitales comme Monzo, Starling, Revolut ou Wise, plus rapides à activer, avant de basculer vers une banque traditionnelle une fois installés.

En parallèle, il est essentiel de faire la demande de National Insurance Number (NIN). Ce numéro personnel est indispensable pour travailler légalement au Royaume-Uni et être enregistré auprès des services fiscaux et sociaux. La demande se fait directement en ligne sur le site officiel du gouvernement britannique, et une vérification d’identité est généralement requise. Il est possible de commencer à travailler sans ce numéro, mais il est fortement recommandé d’engager la démarche dès l’arrivée, car les délais d’obtention peuvent prendre plusieurs semaines.

L’inscription auprès d’un médecin généraliste (GP) constitue également une étape importante. Le GP est le point d’entrée du système de santé britannique et conditionne l’accès aux soins, aux prescriptions et aux spécialistes. Pour s’inscrire, il suffit de choisir un cabinet proche de son domicile via le site du NHS, puis de compléter un formulaire avec une pièce d’identité et une adresse au Royaume-Uni. L’inscription est gratuite et les soins sont couverts si la contribution santé (Immigration Health Surcharge) a été réglée dans le cadre du visa.

Sur le plan du logement, il est important de prendre en compte la Council Tax, une taxe locale obligatoire qui dépend du type de bien et de la zone de résidence. Elle finance les services publics locaux et représente un coût supplémentaire à intégrer dans le budget. L’inscription se fait directement auprès de la mairie (council) de votre quartier, généralement en ligne.

Enfin, il convient de mettre en place les services essentiels du quotidien, comme l’abonnement téléphonique, l’accès à internet ou encore les contrats d’énergie. Des opérateurs comme EE, O2, Vodafone ou Three pour le mobile, et BT, Virgin Media ou Sky pour internet, sont largement utilisés. Là encore, certaines démarches peuvent nécessiter un compte bancaire ou un justificatif de domicile.

Ces différentes étapes sont souvent interconnectées et peuvent créer des délais si elles ne sont pas anticipées. Une bonne organisation dès l’arrivée permet de sécuriser rapidement sa situation administrative et de s’installer dans de bonnes conditions.

4. Coût de la vie à Londres : budget réel et dépenses à prévoir

Londres est l’une des villes les plus chères d’Europe. Le niveau de vie y est élevé, en particulier en ce qui concerne le logement, qui représente la part la plus importante du budget. Toutefois, cette réalité s’accompagne d’un cadre de vie dynamique, riche et très diversifié.

Dépenses mensuelles à prévoir

Pour une famille, la répartition du budget se structure généralement de la manière suivante :

  • Logement : entre 40 % et 60 % du budget global
  • Transports : environ 150 £ par adulte
  • Courses alimentaires : entre 400 et 800 £ selon le mode de consommation
  • Énergie (électricité, gaz) : en hausse depuis 2023

À ces dépenses s’ajoutent les assurances, les abonnements (téléphone, internet), ainsi que les frais liés à la scolarité dans le cas d’écoles privées ou internationales.

Se déplacer à Londres

Le réseau de transport londonien est l’un des plus développés au monde et constitue un élément central du quotidien. Métro (Underground), bus, trains de banlieue et tramways permettent de se déplacer facilement dans toute la ville et ses environs.

La majorité des déplacements se fait avec une Oyster Card ou directement avec une carte bancaire sans contact. Le système fonctionne par zones (zones 1 à 6), ce qui influence le coût des trajets.

À titre indicatif :

  • un abonnement mensuel varie selon les zones, généralement autour de 150 £
  • les trajets quotidiens sont plafonnés (daily cap), ce qui permet de maîtriser son budget

Londres encourage également les mobilités douces : la marche, le vélo (avec les Santander Cycles en libre-service) ou encore les déplacements combinés transport + marche font partie des habitudes locales.

Un mode de vie urbain et cosmopolite

Vivre à Londres, c’est évoluer dans une ville très internationale, où se côtoient des cultures du monde entier. Cette diversité se retrouve notamment dans l’offre de restauration, extrêmement variée.

On trouve aussi bien des pubs traditionnels britanniques, des restaurants gastronomiques que des cuisines du monde entier : indienne, asiatique, italienne ou moyen-orientale.

Certains lieux sont emblématiques du mode de vie londonien :

  • Borough Market : marché incontournable pour découvrir une cuisine variée
  • Brick Lane : réputé pour ses restaurants indiens
  • Soho : quartier animé pour sortir dîner ou prendre un verre
  • Covent Garden : mêlant restaurants, boutiques et animations

Le rythme de vie londonien intègre largement les repas à l’extérieur, les cafés et les brunchs. Parmi les traditions locales, le full English breakfast reste une référence emblématique, souvent consommé le week-end dans les cafés ou pubs, et apprécié pour son côté convivial et généreux.

Espaces verts et activités accessibles

Malgré son coût élevé, Londres offre de nombreuses possibilités pour équilibrer son budget. La ville dispose de grands espaces verts gratuits, comme Hyde Park, Regent’s Park ou Hampstead Heath, qui font partie intégrante du quotidien.

De plus, la majorité des grands musées londoniens sont gratuits, ce qui permet de profiter d’une offre culturelle de grande qualité.

5. Travailler à Londres : salaires, secteurs et conditions pour expatriés

Londres reste l’un des principaux hubs économiques mondiaux et conserve une forte attractivité pour les expatriés. La ville concentre de nombreuses entreprises internationales et offre des opportunités dans des secteurs variés, avec un marché de l’emploi dynamique mais exigeant.

Secteurs qui recrutent

À Londres, certains secteurs offrent des opportunités particulièrement attractives pour les expatriés en raison de leur dynamisme et de leur forte demande en talents.

Le secteur de la finance reste un pilier majeur de l’économie londonienne, avec de nombreuses opportunités dans les banques, la gestion d’actifs et les fintech, principalement concentrées dans les quartiers de Canary Wharf et de la City.

Le domaine de la technologie connaît également une croissance soutenue, porté par un écosystème riche en startups, scale-ups et grandes entreprises, notamment dans des zones comme Shoreditch et King’s Cross.

Le marketing et le digital représentent un autre secteur porteur, avec une forte présence d’agences, d’acteurs du e-commerce, de la communication et des médias.

Enfin, le secteur de la santé continue de recruter activement, que ce soit pour les professions médicales, paramédicales ou dans la recherche.

D’autres secteurs comme le droit, le conseil, l’éducation ou l’hôtellerie-restauration offrent également des opportunités selon les profils.

Salaires à Londres

Les salaires sont globalement plus élevés qu’en France, mais doivent être mis en perspective avec le coût de la vie.

À titre indicatif :

  • Profil junior : 28 000 à 40 000 £ / an
  • Profil intermédiaire : 40 000 à 70 000 £ / an
  • Profils expérimentés / cadres : 70 000 £ et plus

Dans certains secteurs comme la finance ou la tech, les rémunérations peuvent être nettement supérieures, notamment avec des bonus variables.

Le salaire minimum (National Living Wage) est d’environ 11 £ / heure (2026), mais la majorité des postes qualifiés se situent bien au-dessus.

Où travailler à Londres

Londres est structurée autour de plusieurs pôles économiques :

Le choix du lieu de travail influence directement le choix du logement et le temps de transport au quotidien.

Où chercher un emploi

La recherche d’emploi se fait principalement en ligne :

Les cabinets de recrutement spécialisés jouent également un rôle clé, notamment pour les profils qualifiés.

6. Vivre à Londres : gérer son budget entre euro et livre sterling

Vivre à Londres implique de changer de référentiel monétaire. Le Royaume-Uni utilise la livre sterling (£), dont la valeur est généralement plus élevée que l’euro. Cette différence a un impact direct sur le budget, notamment dans les premiers mois d’installation.

Taux de change et impact sur le budget

Le taux de change évolue régulièrement, mais à titre indicatif :

  • 1 £ ≈ 1,15 à 1,20 € (selon les périodes)

Concrètement, cela signifie que :

  • un loyer de 2 000 £ représente environ 2 300 à 2 400 €
  • les dépenses du quotidien peuvent sembler plus élevées lorsqu’elles sont converties en euros

Il est donc important de raisonner en livres sterling une fois sur place, plutôt que de convertir systématiquement, afin d’avoir une vision plus réaliste du budget.

Paiements et gestion au quotidien

Le paiement par carte est généralisé au Royaume-Uni, y compris pour de petits montants. Les espèces sont peu utilisées.

Pour gérer ses finances efficacement :

  • ouvrir un compte bancaire local est fortement recommandé
  • privilégier les cartes sans frais à l’international (type Revolut, Wise…)
  • éviter les frais de conversion liés aux paiements en euros

Les virements et paiements sont généralement rapides et fluides, avec des systèmes comme Faster Payments.

Les frais de change peuvent rapidement s’accumuler, notamment si :

  • vous payez en euros avec une carte française
  • vous effectuez des transferts réguliers entre comptes

7. Fiscalité au Royaume-Uni : impôts et règles pour les expatriés à Londres

Le système fiscal britannique diffère sensiblement du système français, tant dans son fonctionnement que dans son calendrier. Il est donc essentiel d’en comprendre les principales règles dès le début de son installation.

L’impôt sur le revenu (Income Tax)

L’impôt sur le revenu au Royaume-Uni fonctionne selon un système progressif, comme en France, mais avec des seuils différents.

À titre indicatif :

  • Jusqu’à environ 12 570 £ / an : 0 % (Personal Allowance)
  • De 12 571 à 50 270 £ : 20 %
  • De 50 271 à 125 140 £ : 40 %
  •  Au-delà : 45 %

Dans la majorité des cas, l’impôt est directement prélevé à la source via le système PAYE (Pay As You Earn), ce qui simplifie la gestion pour les salariés.

National Insurance (cotisations sociales)

En complément de l’impôt, les salariés doivent s’acquitter des National Insurance contributions, qui financent notamment :

  • le système de santé (NHS)
  • certaines prestations sociales

Ces cotisations sont également prélevées directement sur le salaire et varient en fonction du niveau de revenus.

Contrairement à la France, l’année fiscale britannique ne suit pas l’année civile. Elle s’étend du 6 avril au 5 avril de l’année suivante.

Ce décalage peut avoir un impact lors de la première année d’installation, notamment en cas de revenus perçus dans plusieurs pays.

La question de la résidence fiscale est centrale dans un projet d’expatriation. Elle dépend du temps passé sur le territoire et de la situation personnelle (travail, logement, famille).

Le Royaume-Uni et la France ont signé une convention fiscale visant à éviter la double imposition. Concrètement :

  • vous ne payez pas deux fois l’impôt sur les mêmes revenus
  • des règles précises déterminent dans quel pays vous êtes imposé

Cependant, certaines situations peuvent être plus complexes (revenus en France, patrimoine, investissements), ce qui nécessite parfois un accompagnement spécifique.

Le système fiscal britannique est plus simple dans son fonctionnement quotidien, notamment grâce au prélèvement à la source. En revanche, la transition entre les deux pays doit être anticipée pour éviter les erreurs ou les situations de double imposition.

8. Santé au Royaume-Uni : comprendre le NHS et organiser sa couverture

La question de la santé est un point central dans tout projet d’expatriation à Londres. Le système britannique repose principalement sur le NHS (National Health Service), un service public qui fonctionne différemment du système français et nécessite quelques ajustements à l’arrivée.

Le NHS : un système public accessible mais structuré

Le NHS est le système de santé public du Royaume-Uni. Il permet d’accéder à des soins médicaux à coût réduit, voire gratuits dans de nombreux cas.

Pour les expatriés, l’accès au NHS passe généralement par le paiement de l’Immigration Health Surcharge (IHS), une contribution obligatoire incluse dans la demande de visa.

  • Coût : environ 1 035 £ par an et par personne
  • Permet l’accès aux soins publics pendant toute la durée du visa

Une fois installé, il est indispensable de s’inscrire auprès d’un médecin généraliste (GP – General Practitioner). Ce dernier joue un rôle central dans le parcours de soins : il est le point d’entrée obligatoire pour accéder à des spécialistes, effectuer des examens ou être orienté vers un hôpital.

Le NHS offre une bonne qualité de soins, mais le système est souvent soumis à une forte demande. Dans les situations urgentes, les hôpitaux et services d’urgence restent accessibles, mais pour le suivi médical classique, une organisation en amont est recommandée.

Les prescriptions médicales (ordonnances) sont payantes en Angleterre, avec un tarif fixe par médicament (environ 9 à 10 £). Certaines catégories de population peuvent bénéficier d’exemptions, mais cela reste différent du système français de remboursement.

Faut-il souscrire une assurance santé privée ?

Même si le NHS couvre une grande partie des besoins, il est souvent recommandé de souscrire une assurance santé privée complémentaire, notamment pour :

  • réduire les délais d’attente
  • accéder plus rapidement à certains spécialistes
  • bénéficier d’un meilleur confort (cliniques privées, chambres individuelles)
  • compléter la couverture sur certains soins spécifiques

De nombreuses entreprises proposent d’ailleurs une assurance santé dans le cadre des contrats de travail.

9. Écoles à Londres : système scolaire, options et budget pour expatriés

Le système éducatif britannique est reconnu pour sa qualité et sa structuration. Il diffère toutefois du système français, notamment dans son organisation et ses modalités d’accès.

  • Éducation pré-scolaire (Early Years) : De 3 à 5 ans.  
  • École primaire (Primary School) : De 5 à11 ans.
  • École secondaire (Secondary School) : De 11 à 16 ans. 
  • Lycée (Sixth Form ou College) : De 16 à 18 ans. 

Les différentes options pour les expatriés

Les écoles publiques (state schools)

Les écoles publiques sont gratuites et offrent un bon niveau global. Toutefois, leur accès dépend généralement du lieu de résidence. Concrètement, chaque adresse est rattachée à une zone scolaire, ce qui signifie que le choix du logement influence directement l’établissement accessible.

Exemples d’écoles publiques reconnues à Londres :

Les écoles privées

Les écoles privées occupent une place importante dans le paysage éducatif londonien. Elles offrent un haut niveau académique, des infrastructures de qualité et un encadrement renforcé.

Des établissements comme St Paul’s School, Westminster School ou Harrow School figurent parmi les plus réputés. Les frais de scolarité sont toutefois élevés, généralement compris entre 15 000 et 35 000 £ par an, voire davantage pour les écoles les plus prestigieuses. Certaines sont également non mixtes, ce qui peut constituer une différence notable avec le système français.

Les écoles internationales

Les écoles internationales proposent des programmes comme l’International Baccalaureate (IB) ou des cursus anglo-saxons. L’enseignement se fait principalement en anglais, dans un environnement multiculturel.

À Londres, des établissements comme The American School in London ou l’International School of London accueillent de nombreux expatriés. Le budget est plus élevé, souvent compris entre 20 000 et 40 000 £ par an.

Les écoles françaises

Les écoles françaises, comme le Lycée Français Charles de Gaulle, permettent de suivre le programme de l’Éducation nationale. Elles offrent une continuité pédagogique idéale pour les familles qui envisagent un retour en France ou souhaitent maintenir un lien fort avec le système français.

L’enseignement y est structuré, avec des repères connus (programme, évaluations, calendrier). Cela facilite l’adaptation des enfants, en particulier lors d’une première expatriation.

Le Lycée Français Charles de Gaulle, situé à South Kensington, est l’établissement principal. Il est complété par un réseau d’écoles partenaires comme Wix School ou André Malraux. Les frais varient généralement entre 8 000 et 15 000 £ par an.

L’accès aux écoles publiques dépend du lieu de résidence, tandis que les établissements privés et internationaux peuvent demander des tests d’entrée ou des entretiens. Par ailleurs, les places dans les écoles les plus recherchées sont limitées. Il est donc recommandé d’anticiper les inscriptions plusieurs mois à l’avance, voire un an pour certains établissements.

Garde d’enfants : les solutions essentielles

Pour les enfants en bas âge, plusieurs solutions de garde existent à Londres. Les crèches privées (nurseries) sont largement utilisées, mais leur coût est élevé, généralement compris entre 1 200 et 2 000 £ par mois. Les nounous représentent une alternative plus flexible, mais également plus coûteuse.

Les places étant limitées, notamment dans les zones les plus demandées, il est conseillé d’anticiper ces démarches avant l’arrivée.

Au pair à Londres : fonctionnement et situation post-Brexit

Le recours à un au pair reste une solution courante pour les familles, notamment pour bénéficier d’une garde flexible au quotidien. Le principe est simple : accueillir un jeune au sein du foyer en échange d’une aide pour la garde des enfants et certaines tâches liées à leur quotidien.

Depuis le Brexit, la situation a évolué. Il n’existe plus de statut spécifique permettant aux citoyens européens de venir facilement comme au pair. Les jeunes doivent désormais disposer d’un visa adapté pour séjourner au Royaume-Uni, ce qui rend cette solution plus encadrée et parfois plus complexe à mettre en place.

Dans la pratique, certaines familles continuent d’y avoir recours, notamment via des profils disposant déjà d’un visa (étudiant par exemple) ou en passant par des agences spécialisées.

Le rôle de l’au pair consiste principalement à accompagner les enfants au quotidien : sorties d’école, activités, aide légère à la maison. En échange, il est logé, nourri et perçoit un argent de poche.

Face à la complexité des démarches, de nombreux expatriés choisissent de se faire accompagner pour sécuriser chaque étape de leur installation.

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FAQ – Foire aux questions 

1. Faut-il un visa pour s’installer à Londres ?

Oui, depuis le Brexit, les citoyens européens doivent obtenir un visa pour vivre et travailler à Londres. Le plus courant est le Skilled Worker visa, qui nécessite une offre d’emploi sponsorisée par une entreprise britannique.

2.Quel budget pour vivre à Londres ?

Le budget dépend du mode de vie, mais Londres reste l’une des villes les plus chères d’Europe. Il faut généralement prévoir entre 2 500 et 4 500 £ par mois pour une personne seule, et davantage pour une famille, notamment en raison du coût du logement.

3.Peut-on travailler à Londres sans visa ?

Non, il n’est pas possible de travailler légalement à Londres sans visa adapté. Le droit de travailler dépend directement du type de visa obtenu.

4.Est-ce que Londres est une bonne ville pour une expatriation en famille ?

Oui, Londres est une ville très adaptée aux familles grâce à la qualité de son système éducatif, ses nombreux espaces verts et son environnement international. Il est toutefois important d’anticiper la scolarité et le budget global.

5.Peut-on être au pair à Londres après le Brexit ?

Depuis le Brexit, il n’existe plus de statut spécifique pour être au pair au Royaume-Uni. Un visa est désormais nécessaire pour séjourner légalement à Londres. Certaines solutions restent possibles, notamment pour des profils déjà présents avec un visa étudiant.

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