Pour partir vivre aux États-Unis, il faut d’abord disposer d’un statut permettant de résider légalement aux États-Unis, puis organiser son installation : emploi, budget, ville, logement, école des enfants, assurance santé, démarches administratives et déménagement. Pour une famille, l’idéal est de préparer le projet plusieurs mois avant le départ, car de nombreux éléments sont liés entre eux.
Les États-Unis comptent 50 États et les différences peuvent être considérables en matière de coût de la vie, fiscalité More, climat, transports, scolarité ou démarches administratives. S’installer à New York, Miami, Houston ou San Francisco ne représente donc pas du tout le même projet.
Ce guide rassemble les principales informations à connaître pour vivre aux USA et organiser son expatriation aux États-Unis depuis la France, que le départ soit lié à une mutation professionnelle, une nouvelle opportunité, un projet entrepreneurial ou une installation familiale.
1. Quel visa More faut-il pour vivre aux États-Unis ?
Pour s’installer aux États-Unis, il faut disposer d’un visa ou d’un statut correspondant à son projet : travailler, être muté par son entreprise, créer une société, étudier ou s’installer durablement. Le choix du visa est aussi important pour la famille, car il détermine les conditions de séjour du conjoint et des enfants et, dans certains cas, la possibilité pour le conjoint de travailler.
Il n’existe donc pas un « visa pour vivre aux USA » valable pour tout le monde. La première étape consiste à identifier la catégorie correspondant à votre situation professionnelle et familiale.
ESTA ou visa More : quelle différence ?
Pour un voyage touristique ou certains déplacements professionnels de courte durée, les ressortissants français peuvent utiliser le Visa Waiver Program, avec une autorisation ESTA, pour un séjour allant jusqu’à 90 jours lorsqu’ils remplissent les conditions requises.
En revanche, l’ESTA ne permet pas de s’installer durablement ni de venir travailler aux États-Unis comme salarié. Pour un projet d’expatriation, il faut donc étudier le visa correspondant au motif réel du séjour.
- Le visa H-1B : pour certains emplois qualifiés
Le visa Le H-1B concerne certains professionnels recrutés aux États-Unis pour exercer un métier spécialisé, généralement lié à un niveau de qualification universitaire précis.
La procédure est principalement portée par l’employeur américain, qui doit effectuer les démarches nécessaires avant que le salarié puisse demander son visa.
Et si vous partez en famille ?
Le conjoint et les enfants non mariés de moins de 21 ans peuvent généralement accompagner le titulaire principal avec un statut dérivé appelé H-4.
Il faut cependant anticiper un point important dans le projet familial : le droit au travail du conjoint n’est pas automatique. Seuls certains conjoints de titulaires d’un visa H-1B remplissant des conditions particulières peuvent demander une autorisation de travail auprès de l’USCIS.
Autrement dit, si le budget familial repose sur deux salaires, cette question doit être vérifiée avant le départ.
En savoir plus sur les visas de travail temporaires
- Le visa L-1 : pour une mutation au sein d’un groupe international
Le visa L-1 est particulièrement adapté aux salariés transférés vers une entreprise américaine appartenant au même groupe que leur employeur actuel.
Il existe notamment deux catégories :
- L-1A, principalement destinée à certains cadres et dirigeants ;
- L-1B, destinée à certains salariés possédant des connaissances spécialisées.
C’est donc l’une des catégories particulièrement pertinentes dans le cadre d’une mobilité internationale organisée par une entreprise.
Que se passe-t-il pour la famille ?
Le conjoint et les enfants peuvent accompagner le salarié.
Pour le conjoint, le dispositif est plus favorable que pour certaines autres catégories : les conjoints bénéficiant du statut approprié en tant que membre de famille d’un titulaire L-1 sont autorisés à travailler aux États-Unis du fait de leur statut, sous réserve de disposer des documents permettant de le justifier.
Pour une famille dans laquelle les deux adultes souhaitent poursuivre leur carrière, c’est donc un élément important à intégrer lors de la préparation de la mobilité.
- Le visa E-2 : pour créer ou reprendre une entreprise aux États-Unis
Le visa E-2 peut convenir aux entrepreneurs qui souhaitent investir dans une entreprise américaine et participer activement à son développement.
La France fait partie des pays dont les ressortissants peuvent bénéficier de cette catégorie.
L’investissement doit être réel, engagé dans une entreprise opérationnelle et considéré comme suffisamment important au regard du projet. Il n’existe donc pas un montant minimum unique valable pour toutes les entreprises.
Peut-on partir avec sa famille ?
Oui. Le conjoint et les enfants peuvent généralement accompagner l’entrepreneur.
Le conjoint bénéficiant du statut approprié lié au visa E peut également être autorisé à travailler aux États-Unis du fait de son statut, alors que les enfants accompagnants ne bénéficient pas de ce droit simplement parce qu’ils sont rattachés au visa du parent.
Consulter les conditions officielles du visa E-2
- Le visa O-1 : pour certains profils à l’expertise reconnue
Le visa O-1 s’adresse à des personnes pouvant démontrer des réalisations ou compétences extraordinaires dans leur domaine. Il peut notamment concerner les sciences, l’éducation, les affaires, les arts ou le sport.
Ce type de dossier nécessite de démontrer précisément le parcours et les réalisations du candidat. Il s’adresse donc à des situations bien particulières plutôt qu’à une expatriation professionnelle classique.
Le conjoint et les enfants peuvent accompagner le titulaire principal avec un visa dérivé appelé O-3, mais ce statut ne leur confère pas automatiquement un droit au travail. Le Department of State reconnaît bien O-3 comme la catégorie dérivée utilisée pour le conjoint et les enfants d’un titulaire O.
- Le visa F-1 : pour étudier aux États-Unis
Le visa F-1 est destiné aux personnes admises dans un établissement américain habilité à accueillir des étudiants internationaux.
Après l’admission, l’établissement fournit notamment le Form I-20, nécessaire à la procédure de visa.
Partir étudier aux États-Unis avec sa famille
Le conjoint et les enfants peuvent, selon la situation, accompagner l’étudiant sous statut F-2.
Pour une famille, il faut toutefois savoir que le conjoint accompagnant sous ce statut n’est pas autorisé à exercer librement un emploi aux États-Unis.
Ce point peut avoir un impact important sur le budget lorsqu’un des parents reprend des études aux États-Unis.
Consulter les informations officielles sur le visa étudiant
- Le visa J-1 : pour un programme d’échange
Le J-1 couvre de nombreuses situations : chercheurs, enseignants, stagiaires, étudiants et autres participants à des programmes d’échange agréés.
Selon la catégorie du programme, le conjoint et les enfants non mariés de moins de 21 ans peuvent accompagner le participant avec un visa J-2. Chaque membre de la famille dispose alors de son propre DS-2019. Les enfants mineurs peuvent être scolarisés aux États-Unis sans devoir demander un visa étudiant F-1.
Certains programmes J-1 peuvent toutefois être soumis à une obligation de retour de deux ans dans le pays d’origine avant de pouvoir accéder à certains autres statuts américains. Il est donc important de vérifier ce point au moment de préparer le projet.
Et la Green Card ?
La Green Card est différente des visas temporaires précédents : elle correspond au statut de résident permanent des États-Unis.
Elle permet de vivre et de travailler durablement dans le pays.
Selon la situation, la résidence permanente peut notamment être obtenue par :
- certains liens familiaux ;
- certaines procédures liées à l’emploi ;
- certaines catégories d’investissement ou de qualifications professionnelles ;
- d’autres programmes prévus par la législation américaine.
Le parcours à suivre dépend fortement du profil du demandeur. Il faut donc distinguer un projet d’expatriation temporaire d’un véritable projet d’immigration permanente.
Quel visa More choisir selon son projet ?
Pour rendre le guide beaucoup plus lisible, j’ajouterais ce petit tableau :
| Votre projet | Visa More à étudier en priorité |
| Vous êtes muté par votre entreprise | L-1 |
| Une entreprise américaine vous recrute sur un poste spécialisé | H-1B |
| Vous créez ou reprenez une entreprise | E-2 |
| Vous avez un profil ou des réalisations exceptionnelles | O-1 |
| Vous partez étudier | F-1 |
| Vous participez à un programme d’échange | J-1 |
| Vous souhaitez vous installer durablement | Green Card, selon votre éligibilité |
Quand commencer les démarches ?
Pour une expatriation en famille, il est conseillé de commencer à préparer le visa More au moins 6 mois avant la date de départ envisagée. Lorsque le projet implique une mutation, une nouvelle embauche, la scolarisation des enfants et un déménagement international, prévoir 9 à 12 mois offre davantage de marge.
Le délai dépend fortement du visa. Certaines procédures commencent par une demande déposée aux États-Unis par l’employeur avant même de pouvoir prendre rendez-vous au consulat. Pour certaines catégories professionnelles éligibles, comme H-1B, L-1 ou O-1, l’USCIS propose par exemple un service optionnel de Premium Processing qui prévoit une action sur le dossier sous 15 jours ouvrés ; ce délai ne correspond toutefois qu’à cette étape de la procédure et non à l’obtention complète du visa.
Il faut ensuite prévoir l’étape consulaire. À titre indicatif, au 17 août 2026, l’ambassade américaine à Paris affichait environ 1 mois d’attente pour le prochain rendez-vous pour les visas étudiants et échanges F/M/J, ainsi que pour les visas professionnels basés sur une pétition tels que H, L ou O. Ces délais sont actualisés chaque mois et peuvent augmenter ou diminuer selon la période.
Pour organiser concrètement le projet familial, on peut donc retenir :
- 9 à 12 mois avant le départ : identifier le visa, vérifier l’éligibilité du salarié et de sa famille et lancer les démarches avec l’employeur ou le sponsor ;
- 6 mois avant : avancer sur le dossier consulaire, commencer à étudier les villes, les écoles et le budget ;
- 3 à 4 mois avant : préparer le logement temporaire et le déménagement, sous réserve que la procédure de visa soit suffisamment avancée ;
- 1 à 2 mois avant : finaliser les documents, le transport des biens, la couverture santé et les démarches liées à l’arrivée.
Il est préférable de ne pas signer un bail longue durée, engager des frais scolaires importants ou expédier l’ensemble de ses biens tant que le visa More n’est pas suffisamment sécurisé.
Consulter les délais actualisés des visas américains
2. Où vivre aux États-Unis ?
Il n’existe pas une seule « meilleure ville » où vivre aux États-Unis. La vie aux USA varie fortement selon la destination, et le bon choix dépend surtout de ce que la famille recherche : grandes opportunités professionnelles, climat chaud, vie urbaine, environnement plus résidentiel, proximité avec la nature, écoles internationales, coût du logement plus accessible ou possibilité de vivre sans voiture.
Les principales villes où s’installer aux États-Unis :
| Ville | Pourquoi la choisir ? | À savoir |
| New York | Finance, conseil, médias, tech. Ville très internationale avec un réseau de transports développé. | Logement cher, mais voiture souvent inutile. Brooklyn, Queens, Westchester ou le New Jersey peuvent être intéressants pour les familles.
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| Miami | Climat chaud, population internationale, commerce avec l’Amérique latine. | Voiture souvent nécessaire. Vérifier les risques d’inondation et le coût des assurances selon la zone.
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| Los Angeles | Médias, cinéma, technologie, aéronautique et industries créatives. | Ville très étendue : la proximité du lieu de travail est essentielle pour limiter les trajets.
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| San Francisco / Bay Area | Technologie, IA, innovation et entrepreneuriat. | Très forte concentration d’emplois qualifiés, mais coût du logement parmi les plus élevés du pays.
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| Boston | Santé, biotechnologies, recherche et universités. | Environnement international et familial, avec un logement relativement cher et des hivers froids.
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| Washington DC | Conseil, affaires internationales, institutions et technologie. | Les familles regardent aussi souvent Arlington, Alexandria ou Bethesda.
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| Austin | Technologie, entrepreneuriat et environnement plus résidentiel. | Coût généralement inférieur aux grandes villes côtières, mais voiture souvent indispensable.
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| Houston | Énergie, ingénierie, santé, spatial et logistique. | Logements souvent plus accessibles et plus spacieux, mais distances importantes.
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| Chicago | Finance, industrie, conseil, logistique et tech. | Grande ville bien desservie avec un coût du logement plus modéré que New York ou San Francisco.
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| Seattle | Technologie, aéronautique et proximité avec la nature. | Bon bassin d’emploi, mais logement élevé et climat plus humide.
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3. Quel budget prévoir pour vivre aux États-Unis en famille ?
Il n’existe pas de budget unique pour vivre aux États-Unis. Le montant dépend surtout de la ville choisie, du nombre d’enfants, du type de logement, de la couverture santé et du besoin ou non d’avoir une voiture. Le coût de la vie aux USA doit donc toujours être évalué en fonction de la destination et de la situation familiale.
Avant le départ, il faut donc raisonner en budget global familial, et pas uniquement comparer le salaire proposé avec un salaire français.
Les principaux postes à anticiper sont :
- le logement : loyer, dépôt de garantie, parking et éventuellement logement temporaire à l’arrivée ;
- l’assurance santé : participation mensuelle, franchise, consultations et autres frais restant à charge ;
- la garde des jeunes enfants : daycare, preschool, nounou ou garde après l’école ;
- la scolarité : l’école publique est gratuite, mais les écoles privées, internationales ou françaises peuvent représenter un budget important ;
- les transports : achat ou location d’une voiture, assurance, carburant, parking et péages ;
- les dépenses courantes : alimentation, eau, électricité, gaz, internet, téléphone et loisirs ;
- l’installation : mobilier, équipements, abonnements et premiers achats ;
- le déménagement international : transport, emballage, assurance et éventuel stockage.
La santé : un poste à regarder de près
Aux États-Unis, disposer d’une assurance santé via son employeur ne signifie pas que tout est pris en charge.
En 2025, le coût total moyen d’une assurance santé familiale proposée par un employeur atteignait environ 26 993 $ par an. Les salariés couverts participaient en moyenne à hauteur de 6 850 $ par an, soit environ 571 $ par mois, uniquement pour la prime d’assurance.
À cela peuvent s’ajouter la franchise, les consultations, les médicaments et d’autres dépenses restant à charge selon le contrat.
Lorsqu’une famille compare une offre d’emploi, il est donc important de demander précisément combien coûte la couverture du conjoint et des enfants, et pas uniquement de vérifier qu’une assurance santé est proposée.
La garde d’enfants peut fortement faire varier le budget
Pour les familles avec de jeunes enfants, la garde représente souvent l’un des postes les plus importants après le logement et la santé.
Le coût moyen national de la garde d’un enfant dépassait 13 000 $ par an en 2024, avec de très fortes différences selon l’État, la ville et l’âge de l’enfant.
Il faut donc vérifier dès le départ les solutions disponibles : daycare, preschool, nanny ou after-school care.
Prévoir un budget spécifique pour l’arrivée
Les premières semaines sont souvent plus coûteuses que les mois suivants.
Il peut être nécessaire de payer presque en même temps :
logement temporaire, dépôt de garantie, premier loyer, voiture, mobilier, téléphone, internet, équipements et éventuels frais scolaires.
4. Comment trouver un logement aux États-Unis ?
Pour trouver un logement aux USA, il est préférable de commencer par définir la zone de recherche en fonction du lieu de travail, des écoles et des temps de trajet, puis de comparer les annonces sur les principales plateformes immobilières américaines.
Dans les grandes métropoles, le choix du quartier peut avoir autant d’impact que celui de la ville : quelques kilomètres peuvent fortement modifier le loyer, le temps passé dans les transports ou l’école publique accessible aux enfants.
Rechercher un logement
Les plateformes les plus utilisées permettent de comparer appartements et maisons à louer, quartier par quartier :
- Zillow, très utilisé pour la location et l’achat ;
- Apartments.com, particulièrement pratique pour les appartements et résidences ;
- Realtor.com, qui propose également des biens à la location.
Pour une première expatriation, il peut être plus prudent de prévoir un logement temporaire à l’arrivée, puis de visiter les quartiers avant de signer un bail de longue durée.
Quels documents faut-il fournir pour louer ?
Lorsqu’un logement vous intéresse, le propriétaire ou l’agence peut demander un dossier avant d’accepter la location.
Selon la situation, il peut notamment être demandé :
- une pièce d’identité ou un passeport ;
- le visa ou un document justifiant votre statut aux États-Unis ;
- un contrat de travail ou une lettre de l’employeur ;
- des justificatifs de revenus ;
- des relevés bancaires ;
- des références d’anciens propriétaires ;
- un Social Security Number si vous en avez déjà un.
Le propriétaire cherche principalement à vérifier que vous pourrez payer le loyer et que votre profil ne présente pas de risque particulier.
Qu’est-ce qu’un tenant screening report ?
Certains propriétaires ou agences utilisent un tenant screening report, c’est-à-dire un rapport de vérification du futur locataire.
Et si vous venez d’arriver et n’avez pas encore de credit score ?
C’est une situation très fréquente pour les expatriés.
Aux États-Unis, le credit score est une note construite à partir de l’historique de crédit d’une personne : cartes de crédit, remboursements, emprunts, etc. Lorsqu’on arrive de France, on n’a généralement aucun historique de crédit américain, même si sa situation financière est excellente en France.
Cela ne signifie pas qu’il est impossible de louer.
Le propriétaire peut accepter d’autres preuves de solvabilité, comme :
- le contrat de travail ;
- une lettre de l’employeur ;
- des justificatifs de salaire ;
- des relevés bancaires montrant une épargne suffisante ;
- des références d’anciens propriétaires ;
- éventuellement un garant, lorsque cette solution est acceptée.
Les exigences ne sont pas les mêmes partout : les règles concernant les dépôts de garantie et les conditions de location varient selon l’État et parfois selon la ville.
5. Comment scolariser ses enfants aux États-Unis ?
Aux États-Unis, le choix de l’école dépend en grande partie de l’adresse de résidence. Pour une famille expatriée, il est donc important de réfléchir à la scolarité avant de signer un logement.
Les principales options sont l’école publique, l’école privée, l’école internationale ou un établissement français homologué.
L’école publique
Les écoles publiques américaines sont gratuites, mais leur fonctionnement dépend du school district. Pour comparer les écoles, il est possible d’utiliser :
- GreatSchools, qui permet de rechercher les établissements par adresse et de consulter différentes informations sur les écoles ;
- le site officiel du school district concerné, qui reste la source à privilégier pour vérifier l’affectation réelle.
Quels documents faut-il prévoir pour l’inscription ?
Les documents demandés varient selon l’État et le district, mais une famille doit généralement prévoir :
- passeport ou acte de naissance de l’enfant ;
- justificatif de domicile ;
- dossier scolaire précédent ;
- carnet ou justificatifs de vaccination ;
- éventuellement des documents complémentaires demandés par l’établissement.
Il est donc utile de récupérer avant le départ les bulletins scolaires, certificats de scolarité et dossiers médicaux importants.
Attention aux vaccins
Les règles de vaccination scolaire ne sont pas définies au niveau fédéral : chaque État fixe ses propres exigences pour l’entrée à l’école ou en garderie. Elles concernent souvent aussi bien les écoles publiques que privées.
Avant le départ, mieux vaut donc conserver un carnet de vaccination complet et vérifier les exigences de l’État de destination.
École privée ou internationale
Les écoles privées peuvent proposer des programmes spécifiques, des classes plus petites ou des approches pédagogiques particulières.
Les écoles internationales peuvent être intéressantes lorsqu’une famille souhaite conserver un environnement bilingue ou international, notamment pour une expatriation temporaire.
Dans les deux cas, les frais de scolarité peuvent être élevés et il faut vérifier les modalités d’admission suffisamment tôt.
Peut-on continuer le programme français aux États-Unis ?
Oui. Les États-Unis comptent de nombreux établissements français homologués
L’homologation signifie que l’établissement respecte les programmes et principes du système éducatif français. La scolarité effectuée dans ces établissements est reconnue comme équivalente à celle suivie en France pour la poursuite des études.
Rechercher un établissement français aux États-Unis sur l’AEFE
Et pour les jeunes enfants ?
Avant l’entrée à l’école, les familles peuvent avoir besoin d’une daycare ou d’une preschool.
- Daycare : mode de garde pour les jeunes enfants, souvent sur une grande partie de la journée.
- Preschool : structure préscolaire, généralement destinée aux enfants avant l’entrée en kindergarten.
- After-school care : garde après la fin de la journée scolaire.
Ces solutions sont généralement payantes et peuvent représenter un poste de dépense important dans certaines villes.
6. Comment trouver un emploi aux États-Unis ?
Pour travailler aux États-Unis, il faut d’abord disposer d’un statut qui l’autorise. Une fois ce point sécurisé, la recherche d’emploi peut commencer, avec quelques spécificités propres au marché américain.
Les principaux sites à utiliser sont :
- LinkedIn Jobs : pour rechercher des offres par ville, secteur, entreprise ou niveau d’expérience ;
- Indeed USA : l’une des principales plateformes d’emploi aux États-Unis ;
- les pages Careers des entreprises ciblées, qui publient souvent directement leurs offres ;
- CareerOneStop : portail soutenu par le U.S. Department of Labor, utile pour explorer les métiers, les salaires et le marché de l’emploi.
Adapter son CV au marché américain
Aux États-Unis, le CV est généralement appelé resume.
Pour un candidat français, quelques adaptations sont importantes :
- ne pas mettre de photo ;
- ne pas indiquer son âge ou sa situation familiale ;
- privilégier un document clair et concis ;
- mettre en avant les compétences et les résultats obtenus ;
- utiliser des exemples chiffrés lorsque c’est pertinent ;
- adapter les mots-clés du CV à chaque offre ;
- préparer également un profil LinkedIn en anglais cohérent avec le resume.
Il est également utile d’indiquer clairement sa situation concernant le droit au travail aux États-Unis, notamment lorsqu’aucun sponsoring supplémentaire n’est nécessaire.
Ne pas comparer uniquement le salaire
Lorsqu’une famille reçoit une offre d’emploi aux États-Unis, il faut regarder l’ensemble du package et pas uniquement le salaire annuel.
Il est notamment utile de vérifier :
- la prise en charge de l’assurance santé du salarié et de sa famille ;
- le nombre de congés payés ;
- les bonus éventuels ;
- le plan de retraite 401(k) ;
- les actions ou stock-options éventuelles ;
- l’aide au déménagement ou relocation package ;
- le logement temporaire éventuellement pris en charge ;
- l’accompagnement pour le visa du conjoint et des enfants.
Pour une famille expatriée, ces avantages peuvent représenter plusieurs milliers de dollars par an. Une offre affichant un salaire plus élevé n’est donc pas forcément la plus intéressante si l’assurance santé, le déménagement ou l’installation restent entièrement à la charge de la famille.
Quels secteurs recrutent selon les villes ?
Le marché dépend fortement de la destination :
- New York : finance, conseil, médias, marketing, technologie ;
- San Francisco / Bay Area : technologie, IA, software, innovation ;
- Boston : santé, biotechnologies, recherche ;
- Houston : énergie, ingénierie, santé, spatial ;
- Austin : technologie et entrepreneuriat ;
- Seattle : technologie et aéronautique ;
- Washington DC : conseil, affaires internationales, institutions ;
- Los Angeles : médias, divertissement, technologie et aéronautique.
À retenir : avant d’accepter une offre, comparez le salaire, le coût de la vie dans la ville concernée et les avantages financés par l’employeur. Pour une famille, l’assurance santé et le relocation package peuvent faire une différence importante.
7. Santé et assurance aux États-Unis
Pour vivre aux USA, il est essentiel d’avoir une assurance santé adaptée dès son installation. Contrairement au système français, une consultation, une hospitalisation ou des examens peuvent laisser des montants importants à la charge du patient.
La couverture peut notamment être obtenue :
- via l’employeur du salarié ou de son conjoint ;
- directement auprès d’un assureur ;
- via le Health Insurance Marketplace pour les personnes éligibles. Les titulaires de nombreux visas en cours de validité peuvent être considérés comme légalement présents et accéder au Marketplace.
Les termes à comprendre
Avant de choisir une assurance, il faut regarder autre chose que la cotisation mensuelle :
- Premium : montant payé chaque mois pour l’assurance ;
- Deductible : franchise à payer avant que certaines prises en charge commencent ;
- Copay : montant fixe payé pour une consultation ou un soin ;
- Coinsurance : pourcentage du coût qui reste à votre charge ;
- Network : réseau de médecins et d’hôpitaux couverts par le contrat ;
- Out-of-pocket maximum : plafond annuel de certaines dépenses restant à votre charge pour les soins couverts et réalisés dans le réseau.
Pour une famille, il faut donc vérifier la couverture du conjoint et des enfants, la franchise familiale, les médecins disponibles près du domicile et le montant maximal pouvant rester à charge sur une année.
Il est également utile, dès l’arrivée, d’identifier un médecin généraliste, un pédiatre, une pharmacie, un urgent care et l’hôpital le plus proche.
8. Banque, SSN et credit score : ce qu’il faut savoir en arrivant
À l’arrivée aux États-Unis, trois démarches deviennent rapidement importantes : obtenir un Social Security Number si vous y êtes éligible, ouvrir un compte bancaire américain et commencer à construire votre historique de crédit.
Le Social Security Number (SSN)
Le SSN est un numéro personnel utilisé notamment pour travailler, déclarer certains revenus et effectuer de nombreuses démarches administratives ou financières.
En règle générale, seuls les étrangers autorisés à travailler aux États-Unis peuvent en obtenir un.
Si vous n’êtes pas éligible au SSN mais que vous avez besoin d’un numéro fiscal américain, l’IRS peut délivrer un ITIN. Attention : l’ITIN sert aux démarches fiscales, mais n’autorise pas à travailler et ne remplace pas un SSN.
Consulter les démarches officielles pour le SSN
Ouvrir un compte bancaire américain
Une fois installé, il est utile d’ouvrir rapidement un checking account, l’équivalent du compte courant, pour recevoir son salaire et payer ses dépenses.
Les documents demandés dépendent de la banque, mais il faut généralement prévoir une pièce d’identité, une adresse aux États-Unis et, selon les cas, un SSN ou un ITIN.
Parmi les grandes banques américaines figurent notamment Chase, Bank of America, Wells Fargo et Citi.
Comprendre le credit score
Le credit score est une note calculée à partir de votre historique de crédit américain. Il peut être consulté pour accorder une carte de crédit, un prêt immobilier ou automobile et peut également intervenir dans certaines locations ou assurances.
Lorsqu’on arrive de France, on commence généralement sans historique de crédit américain. Chaque adulte construit par ailleurs son propre historique : le bon score d’un conjoint ne se transmet pas automatiquement à l’autre.
Pour commencer à créer cet historique, une solution courante est la secured credit card : vous versez une somme servant de garantie, puis utilisez la carte comme une carte de crédit classique. Les paiements effectués à temps peuvent ensuite être transmis aux organismes de crédit et contribuer à construire votre dossier.
À l’inverse, une simple carte de débit ne permet généralement pas de construire un historique de crédit, car il ne s’agit pas d’un crédit.
Experian, Equifax et TransUnion : à quoi servent-ils ?
Les États-Unis comptent trois principaux organismes nationaux de crédit : Experian, Equifax et TransUnion.
Ils collectent les informations utilisées pour constituer les credit reports. Votre score peut légèrement varier selon l’organisme et le modèle utilisé : il n’existe donc pas un seul credit score universel.
Les paiements effectués en retard, un endettement élevé ou plusieurs demandes de crédit rapprochées peuvent avoir un impact négatif sur le score. À l’inverse, payer à temps et utiliser raisonnablement son crédit aide à construire un bon historique.
Protéger son SSN
Le SSN est une donnée sensible. Il peut être demandé par un employeur, une banque, un organisme public ou certains propriétaires, mais il ne faut pas le communiquer systématiquement.
9. Fiscalité More aux États-Unis : comment fonctionnent les impôts ?
Aux États-Unis, le salaire annoncé par l’employeur est un salaire brut. Plusieurs prélèvements sont ensuite retirés avant d’obtenir le montant réellement disponible.
Pour un salarié, il faut principalement comprendre trois choses : l’impôt fédéral, les cotisations Social Security et Medicare, puis éventuellement l’impôt de l’État où vous vivez.
L’impôt fédéral
C’est l’impôt payé au gouvernement américain.
Il fonctionne par tranches, comme en France : plus le revenu augmente, plus les dernières tranches de revenus sont taxées fortement.
En 2026, pour un couple marié déclarant ensemble, les tranches sont :
- jusqu’à 24 800 $ : 10 % ;
- de 24 800 $ à 100 800 $ : 12 % ;
- de 100 800 $ à 211 400 $ : 22 % ;
- de 211 400 $ à 403 550 $ : 24 % ;
- de 403 550 $ à 512 450 $ : 32 % ;
- de 512 450 $ à 768 700 $ : 35 % ;
- au-delà de 768 700 $ : 37 %.
Important : si votre revenu atteint la tranche à 22 %, cela ne veut pas dire que tout votre revenu est imposé à 22 %. Seule la partie qui dépasse le seuil précédent l’est.
Social Security et Medicare
En plus de l’impôt sur le revenu, une partie du salaire finance les systèmes sociaux américains.
Pour un salarié en 2026 :
- 6,2 % du salaire est prélevé pour la Social Security, jusqu’à un certain plafond de revenus ;
- 1,45 % est prélevé pour Medicare.
Ces montants sont généralement directement retirés du salaire par l’employeur.L’impôt dépend aussi de l’État où vous vivez
C’est une différence importante avec la France : chaque État possède ses propres règles fiscales.
Par exemple :
- Texas : pas d’impôt sur le revenu des particuliers au niveau de l’État ;
- Floride : pas d’impôt sur le revenu des particuliers au niveau de l’État ;
- Californie : impôt supplémentaire sur le revenu ;
- État de New York : impôt supplémentaire sur le revenu.
Certaines villes peuvent encore ajouter un impôt local. C’est notamment un élément à regarder lorsqu’on envisage de vivre à New York City.
Faut-il encore payer des impôts en France ?
Oui, parfois. Si vous devenez résident fiscal américain, vous ne payez généralement plus d’impôt en France sur votre salaire gagné aux États-Unis.
En revanche, la France peut continuer à imposer certains revenus qui restent liés à la France, par exemple :
- les loyers d’un bien immobilier situé en France ;
- certains revenus professionnels français ;
- certaines plus-values ;
- certaines pensions françaises.
Vous pouvez donc avoir une déclaration fiscale aux États-Unis et une autre en France.
La convention fiscale entre la France et les États-Unis sert à éviter, dans de nombreux cas, qu’un même revenu soit imposé deux fois.
10. Être accompagné pour son installation aux États-Unis
Un déménagement aux États-Unis ne se limite pas au transport des meubles. Il faut aussi coordonner le logement, la scolarité, les démarches administratives et l’installation de la famille.
Grospiron Mobility Solutions peut accompagner le projet de la préparation du départ jusqu’à l’installation aux États-Unis, notamment pour :
- l’organisation du déménagement international et le choix du mode de transport ;
- l’emballage, le transport et les formalités douanières ;
- la recherche de logement et la découverte des quartiers ;
- la recherche d’écoles et les démarches d’inscription ;
- l’ouverture d’un compte bancaire et certaines formalités administratives ;
- les assurances et abonnements nécessaires à l’arrivée ;
- le transport d’un véhicule ou d’un animal de compagnie selon les besoins.
Parlez-nous de votre projet d’expatriation aux États-Unis et obtenez un accompagnement adapté à votre situation familiale et à votre destination.
FAQ – Vivre aux États Unis
Peut-on aller vivre aux etats unis sans Green Card ?
Oui. La Green Card n’est pas la seule possibilité pour vivre aux États-Unis. Selon le projet, il est possible de s’installer avec différents visas de travail, d’investissement, de transfert professionnel, d’études ou d’échange. Le visa doit cependant correspondre à la situation réelle de la personne et de sa famille.
Peut-on conduire aux États-Unis avec un permis français ?
Cela dépend de l’État. Certains acceptent temporairement un permis étranger, tandis que d’autres peuvent demander également un permis de conduire international. Lorsqu’on devient résident d’un État, il faut généralement vérifier dans quel délai obtenir un permis local auprès du DMV de cet État.
Le permis international, lorsqu’il est nécessaire, doit être obtenu avant le départ et s’utilise avec le permis français.
Que faut-il savoir sur la douane lors d’un déménagement aux USA ?
Lorsque les effets personnels arrivent séparément de leur propriétaire, le formulaire CBP Form 3299 est notamment utilisé pour déclarer les biens non accompagnés et demander leur entrée sans droits de douane lorsque les conditions sont remplies.
Il faut fournir un inventaire précis des biens transportés. Certains produits sont soumis à des restrictions particulières, notamment les aliments, viandes, fruits, plantes, graines, produits animaux ou végétaux. Ils doivent être déclarés et peuvent être refusés à l’entrée.
C’est également l’un des intérêts de faire gérer les formalités douanières par une entreprise spécialisée dans le déménagement international.
Peut-on emmener ses meubles aux États-Unis ?
Oui, mais il faut déterminer ce qu’il est réellement intéressant de transporter.
Pour l’électroménager, il faut notamment tenir compte d’une différence importante : le réseau électrique américain fonctionne généralement en 120 V / 60 Hz, contre 230 V / 50 Hz en France. Certains appareils français ne seront donc pas adaptés ou nécessiteront un transformateur.
Pour les meubles volumineux, il faut comparer leur valeur avec le coût du transport et la taille du futur logement.
Peut-on emmener sa voiture française aux États-Unis ?
C’est possible, mais souvent plus complexe qu’un simple transport. Un véhicule importé doit respecter les exigences américaines applicables en matière de sécurité et d’émissions, notamment celles du DOT et de l’EPA. Dans certains cas, les adaptations nécessaires peuvent rendre l’importation peu intéressante.
Il faut donc vérifier la conformité du véhicule avant de décider de l’expédier.